/news/politics

Le cafouillage sur la réforme de l’immigration en 4 questions

TVA Nouvelles

Maître Stéphane Handfield, spécialiste en droit de l’immigration, revient sur la nouvelle mouture du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) que le gouvernement Legault a proposée puis suspendue au cours d’une semaine marquée par la mobilisation contre cette mesure.

Comment expliquer ce cafouillage du gouvernement Legault?

J’ai de la difficulté à comprendre comment ça fonctionne du côté du ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette. On fait un pas en avant, deux pas en arrière... On ne semble pas prendre le temps nécessaire pour faire les choses correctement.

Ça a pris une mobilisation importante, non seulement des partis politiques mais des étudiants, des recteurs d’université et du monde des affaires pour faire comprendre au ministre que son projet n’allait pas dans la bonne direction. Heureusement, il a compris le message, mais un peu tard, peut-être.

Qu’est-ce que qui était le plus problématique, selon vous?

On avait des travailleurs qui ont déposé une demande en respectant certains critères. Ils sont au Québec, travaillent ici, étudient. Et en cours de route, le ministre a décidé de changer les règles du jeu. C’est vraiment inacceptable comme façon de faire.

Est-ce que cette histoire nuit à l’image du Québec à l’international?

Oui, et ce n’est pas que cette réforme. Au printemps, le ministre avait aboli 18 000 dossiers d’immigration, par le biais du projet de loi 9. Déjà depuis quelques mois, l’image du Québec à l’internationale est ternie, surtout en matière d’immigration.

Quels sont vos conseils au ministre Jolin-Barrette?

Dans un premier temps, on ne doit pas changer les règles du jeu en cours de route. Ensuite, il faut prendre en compte l’avis des universités, des cégeps et du monde des affaires, et prendre la meilleure décision possible.

Dans la même catégorie