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Les animaux exotiques à l’honneur à Laval

Étienne Paré | Agence QMI

Les bisons, les kangourous ou encore les lionceaux sont sortis de leur habitat naturel cette fin de semaine pour débarquer à Laval, au grand plaisir des petits et des plus grands.

Évidemment, certaines bêtes sont tenues en enclos pour la sécurité du public, mais les visiteurs du Salon des animaux exotiques et domestiques ont tout de même eu la chance de caresser un lynx, de nourrir des ratons laveurs et même de prendre la pose avec un alligator, dont la gueule était, bien entendue, scellée pour l’occasion.

«Les règles au Québec pour tenir ce genre d’événement sont les plus sévères en Amérique. C’est très compliqué avoir les permis. Les agents de la faune sont très sévères quand ils viennent voir nos installations», a assuré Johnny Doré, le copromoteur du salon, qui en était à sa première année sur l’île Jésus.

Des animaux de compagnie hors normes

La règlementation québécoise pour adopter des animaux non conventionnels est aussi particulièrement restrictive par rapport aux autres législations. S’il est interdit de posséder chez soi la plupart des espèces en vedette lors du salon, quelques-unes peuvent quand même être vendues en animalerie, comme les hérissons et les furets.

Enivrés par l’ambiance très «Walt Disney» qui règne cette fin de semaine à la Place Sports Experts, certains pourraient s’être convaincus d’adopter des petites boules de poils atypiques à la suite de leur passage. Or, les exposants se sont aussi donnés comme mission de leur donner l’heure juste afin d’éviter les abandons dans le futur.

«L’alimentation est assez particulière. C’est beaucoup d’entretien à la longue. Les équipements coûtent très cher», a prévenu Linda Rouleau, en parlant du phalanger volant, le seul marsupial autorisé au Québec comme animal de compagnie.

Le niveau d’abandon était tel qu’un refuge a été fondé il y a quelques années spécifiquement pour cet animal, que la SPCA ne peut pas accueillir, faute d’équipements.

Il faut dire que le phalanger volant peut aussi s’avérer être le parfait compagnon: de la taille d’un rongeur, il est cependant beaucoup plus intelligent et affectueux qu’un hamster ou qu’une gerbille.

Le cochon de plus en plus populaire

Ce sont aussi des qualités que l’on retrouve chez le cochon domestique, la dernière tendance chez ceux qui cherchent une option au chat et au chien. La demande est tellement forte que les deux éleveurs présents au Québec ne fournissent pas présentement.

«C’est hypoallergène. Sinon, c’est vraiment comme un chien pour l’éducation. Ils peuvent rester seuls au plus huit heures. Ils sont très colleux. Ils vont aller se coucher sur le divan avec toi le soir», a expliqué Sabryna Lambert, aide-éleveuse au Refuge mini-cochon de L’Avenir, dans le Centre-du-Québec.

Là encore, les maîtres doivent bien s’informer avant d’adopter cette petite bête. Les expressions «avoir une tête de cochon» et «manger comme un cochon» prennent toutes leur sens avec un porc domestique dans son quotidien.