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Un meurtrier toujours dangereux après 25 ans

Michaël Nguyen - Le Journal de Montréal

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Stock Adobe

Un patient en psychiatrie qui a battu à mort une femme dans un hôpital de Québec en 1994 est toujours trop dangereux pour être complètement libéré, a de nouveau tranché un tribunal administratif il y a quelques jours.

« Monsieur représente toujours un risque important pour la sécurité du public ; il est peu probable que sa condition s’améliore », peut-on lire dans une décision maintenant Jacques Galarneau sous le joug de la Commission d’examen des troubles mentaux.

Interné

Galarneau, un homme originaire de Beauport, à Québec, maintenant âgé de 62 ans, est interné depuis octobre 1994, date à laquelle il a battu à mort Micheline Leblanc, sans raison.

Comme Galarneau, celle-ci était une patiente de l’hôpital Robert-Giffard, aujourd’hui connu sous le nom d’Institut universitaire en santé mentale de Québec.

Ce jour-là, la dame venait de gagner une petite somme lors d’un bingo quand Galarneau l’a battue à coups de pied et de poing. La dame, qui fêtait ses 50 ans, a finalement succombé à ses blessures.

Accusé de meurtre au deuxième degré, Galarneau avait finalement été déclaré non criminellement responsable pour cause de troubles mentaux.

Et après 25 ans, son état ne s’est toujours pas amélioré, loin de là.

Menaces

« Il fait l’objet d’une surveillance constante par les membres de l’équipe traitante, car il est impulsif, imprévisible, et doit être recadré quotidiennement », peut-on lire dans la décision.

Le tribunal administratif a donné en exemple un événement de 2013 où il aurait menacé puis frappé une éducatrice spécialisée. Cela lui a valu d’être accusé au criminel, mais il a été jugé inapte à subir son procès.

Les magistrats ont recensé cinq autres événements dans les deux dernières années où Galarneau s’est montré agressif, dont un où il a lancé une tasse vers un intervenant pour ensuite le « charger », ce qui a nécessité l’intervention des policiers.

« Il présente une faible tolérance à la frustration, devient rapidement agressif et est porté à réagir avec une certaine violence », ajoutent les juges administratifs.

Ils ont ainsi ordonné que Galarneau reste dans sa résidence surveillée, à la grande satisfaction du meurtrier qui s’y est dit « heureux ».

Si son état se détériore, il sera toutefois renvoyé en détention psychiatrique.