/regional/estduquebec/basstlaurent

Encore des coûts liés à la saga du «F.-A.-Gauthier»

Katia Laflamme

 - TVA Nouvelles

Les frais engendrés par la saga des traversiers ne cessent de s'accumuler. En effet, de nombreux employés de la Société des traversiers de la base de Matane ont dû séjourner à l'hôtel à Québec depuis le début de l'année, a appris TVA Nouvelles grâce à une demande d'accès à l'information.

Depuis le 14 janvier 2019, le traversier «F.-A.- Gauthier» se trouve dans le secteur de Québec. Il a passé de nombreuses semaines en cale sèche au chantier de la Davie, ainsi que de longues périodes à quai, en raison de problèmes de propulseurs qui l'empêchent de relier Matane, Baie-Comeau et Godbout depuis près d'un an.

Or, même s'il est en cale sèche ou à quai, un équipage de dix personnes doit toujours être à bord du «F.-A.- Gauthier».

«C’est la réglementation qui oblige la STQ, comme tout autre armateur, à conserver un effectif minimal sur les navires, que le navire soit en service ou non», a expliqué Alexandre Lavoie, porte-parole pour la Société des traversiers du Québec (STQ).

Ces employés dorment habituellement sur le navire, mais, lors d’une période en cale sèche l'été dernier, ils ont dû séjourner à l'hôtel en raison de la chaleur.

«La ventilation ne fonctionnait pas, la climatisation ne fonctionnait pas. [...] Au mois de juillet et au mois d’août, ce n’est pas une maison; il n’y a pas de fenêtre qu’on peut ouvrir en tant que tel», a souligné M. Lavoie.

Les frais d’hôtels associés à cette période s’élèvent à 22 525 dollars.

Le «Apollo» aussi

La réglementation est la même pour le «NM Apollo», un navire vétuste acheté pour pallier à l'absence du «F.-A.-Gauthier» qui a cependant été retiré rapidement du service en raison de sa condition déplorable et de deux impacts avec des quais qui ont endommagé sa coque.

Un équipage doit toujours être à bord. Par contre, ce navire nécessitait des travaux pour permettre aux employés de dormir à bord. La STQ a préféré de ne pas effectuer les travaux sur ce navire et a choisi de loger ses employés à l’hôtel également.

«Il y a un certain entretien qu’on doit faire sur le navire si on veut que des gens puissent y habiter. Dans le cas de l’"Apollo", c’était plus simple de demander aux gens, qui venaient de Matane, de dormir à l’hôtel», a détaillé Alexandre Lavoie.

Du 19 mars dernier, lorsque la STQ a retiré le navire datant de 1970, jusqu'à sa vente à la fin septembre, les factures se sont accumulées. L'hébergement de son équipage a coûté environ 7000 dollars pendant cette période.

Dans la même catégorie