/news/society

Le jour du Souvenir, «extrêmement important» pour l’ancien caporal Wade

TVA Nouvelles

 

Les cérémonies entourant le jour du Souvenir sont très importantes pour le caporal à la retraite, Jonathan Wade. Le jeune homme de 36 ans déployé en Afghanistan affirme que la journée est propice pour souligner l’apport des anciens combattants, mais aussi le travail de l’ensemble des militaires canadiens.

«C’est aussi une journée qui est extrêmement importante pour les militaires et leurs familles justement où le temps s’arrête quelque temps pour vraiment concentrer toutes nos pensées sur les vétérans, les membres actifs et pour nos frères et sœurs d’armes qui sont tombés au combat.»

Membre au sein des Forces armées canadiennes entre 2000 et 2014, Jonathan Wade a eu sa libération pour syndrome post-traumatique suite à sa mission en Afghanistan.

«Le retour, c’est sûr que c’est extrêmement difficile car là-bas, on va se déconnecter beaucoup de nos émotions pour être capable de faire notre travail, raconte l’ancien militaire. De passer d’une zone de combat où on voit des atrocités pratiquement tous les jours à un environnement extrêmement heureux [...], ça va prendre quelques semaines avant que je développe des symptômes.»

Durant près de quatre ans suite à son retour, le jeune homme ne sort jamais de la maison sauf pour aller travailler. Il dort difficilement et est victime de crise d’anxiété causée par son hypervigilance.

Il explique que les militaires déployés en zone de guerre développent cette hypervigilance, un mécanisme de défense qui leur permet de repérer tout changement minime dans leur environnement qui pourrait révéler un piège, une menace, un danger.

«Quand on revient ici, ces espèces de mécanisme de défense là on les garde veut, veut pas, parce que ça a été une période tellement intense pour nous en déploiement, affirme-t-il. Ce qui fait qu’on va prendre la route en auto, on va voir des sacs à vidanges sur le bord de l’autoroute pis on va directement associer ça à un possible engin explosif improvisé.

Le jeune militaire raconte avoir réalisé lui-même qu’il sombrait dans un «pattern» dangereux et qu’il a décidé d’aller consulter. Il assure qu’il a été pris en main rapidement.

 

Voyez l’entrevue complète accordée à Julie Marcoux dans la vidéo ci-dessus.