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Nathalie Simard, sereine et épanouie

Marie-Josée R. Roy

 - Agence QMI

Ce qu’elle semble épanouie et sereine, Nathalie Simard, maintenant qu’elle a renoué avec son premier amour professionnel, la scène. Revisitant ses 40 ans de carrière dans le spectacle «L’amour a pris son temps », la chanteuse en a justement reçu, de l’amour, à la tonne, à la Cinquième Salle de la Place des Arts, lundi. Et elle s’en est délectée.

Après la souffrance, la délivrance? Le sourire élargi jusqu’aux oreilles, écoutée religieusement par un public qui ne cessait de l’acclamer, de lui répéter des «On t’aime!» et qui riait sincèrement à la moindre de ses blagues, Nathalie Simard donnait à tout le moins l’impression d’être apaisée de quelques vieux démons en ce soir de rentrée montréalaise qui lui a probablement gonflé le cœur et l’amour-propre pour plusieurs jours à venir.

On pourrait presque dire qu’elle a été adulée, le terme n’est pas trop fort.

Immortelles

Au programme dans ce tour de chant sans prétention, des titres qui ont indélébilement marqué son parcours, particulièrement celui d’idole des enfants («L’amour a pris son temps», évidemment) et de chanteuse pop jeune adulte qu’elle fut autrefois («Tout si tu m’aimes», «Reste ami», «À ton départ», etc).

«J’avais envie de vous montrer autre chose que la "Danse des canards"», nous a-t-elle toutefois avertis en début de soirée. Pas de «Tourne la page», non plus.

L’interprète de 50 ans se gâte aussi en revisitant beaucoup d’immortelles qui ont bercé sa vie à différentes époques, pour diverses raisons. «Aimer d’amour», «Amène-toi chez nous», «Il y avait un jardin», «Il était une fois des gens heureux», etc.

Entre ses relectures, Nathalie offre ses réflexions et rend hommage à Jacques Michek, à Greta Thunberg, à Nicole Martin, à ses parents, pour de multiples raisons.

Dites à vos enfants qu’ils sont beaux et bons, c’est important, parce qu’il est beaucoup plus facile «de construire un enfant fort que de réparer un adulte brisé», a-t-elle décrété avant de pousser une puissante et allongée au maximum «The Greatest Love of All», de Whitney Houston.

Peu après, dans son pot-pourri consacré à la chanson française, entre «La bohème» et «Gigi L’Amoroso», Nathalie a fait joyeusement taper des mains tous ses visiteurs sur «Salut les amoureux», de Joe Dassin.

Au moment d’écrire ces lignes, on attendait encore la venue d’Ève, la fille de Nathalie, qui devait pousser deux mélodies avec sa maman, de même qu’un assemblage d’indicatifs musicaux d’émissions pour enfants, à la «Goldorak» et «Maya l’abeille».

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