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Pas de reprise immédiate des activités par Semafo à la mine Boungou au Burkina Faso

Agence QMI

gracieuseté, semafo.com

La compagnie québécoise Semafo a déclaré lundi que l’exploitation de sa mine Boungou au Burkina Faso restait suspendue à la suite de l’attaque par des jihadistes contre un convoi d’employés mercredi dernier.

La compagnie a mentionné par communiqué que «les tâches administratives de base et la logistique sont très difficiles», et qu’il faudra un certain temps pour déterminer comment reprendre les activités de manière sécuritaire.

En outre, elle a souligné que de nombreux employés ont été affectés. Certains ont quitté la mine par hélicoptère aux frais de l’entreprise durant la fin de semaine, a fait savoir la minière.

«Plusieurs des personnes sur le site ont besoin de retrouver leurs foyers et leurs familles et se remettre de l'incident survenu la semaine dernière. Je suis présentement dans le pays, ainsi que la plupart des autres membres de la haute direction, afin de s'assurer que tous ceux qui sont affectés reçoivent le soutien dont ils ont besoin. Notre priorité reste toujours leur sûreté, leur sécurité et leur bien-être», a affirmé le président et chef de la direction de Semafo, Benoit Desormeaux, par communiqué lundi.

La compagnie a mentionné que 39 personnes avaient perdu la vie et 60 avaient été blessés lorsque cinq autocar transportant des employés ont été victime d’une embuscade à environ 40 km de la mine d’or de Bougnou .

«Les assaillants sont montés avec des Kalachnikov dans les cars et ils ont tiré», a dit à l'AFP Ousmane Compaoré, un rescapé.

«Les uns et les autres ont tenté de s’enfuir par toutes les ouvertures, portes et fenêtres. Beaucoup ont aussitôt été touchés par les balles après avoir réussi à sortir du car. C'était l’horreur. Je n’avais jamais vu autant de corps, de sang ! Moi, j’ai reçu une balle au moment où je courais pour me cacher dans la brousse», a dit un autre employé de la mine, Halidou Badini, qui a aussi réussi à s’en tirer.

Cette attaque est la plus meurtrière qu'ait connue le Burkina Faso depuis cinq ans. Ce pays d’Afrique de l’Ouest est visé par des attaques jihadistes qui ont fait près de 700 morts, selon l’AFP.

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