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Renvoyée pour avoir posé seins nus pour un mineur

Antoine Lacroix | Le Journal de Montréal

Femme qui pose en studio dénudée

Thomas - stock.adobe.com

Une employée d’une commission scolaire de la Montérégie qui a envoyé une photo explicite d’elle et qui a eu des échanges « très préoccupants » avec un élève mineur de son école n’a pas réussi à faire annuler son congédiement, qu’elle contestait.

« Il ne peut être acceptable pour une technicienne en loisir d’entretenir une conversation privée de longue haleine à caractère sexuel avec un élève de l’école où elle travaille [...] ni qu’elle transmette à celui-ci une photo d’elle à moitié nue », a tranché l’arbitre Pierre-Georges Roy dans une décision au contenu troublant rendue cet été.

En effet, plusieurs gestes commis par la dame, qui n’est pas identifiée dans le document, soulèvent des questions. Elle n’a pas fait l’objet d’accusations au criminel malgré une enquête policière.

Dans un local d’école

L’histoire remonte à juin 2017. La femme a attendu la fin des classes avant de commencer à avoir des discussions de nature sexuelle avec un élève de 17 ans qui venait tout juste de compléter son secondaire cinq.

Elle s’est aussi prise en photo les seins nus « alors qu’elle se changeait dans un local de l’école », puis a fait parvenir ce cliché à son étudiant.

« Pas de capture d’écran [...], j’ai pas envie que ça fasse le tour !!! J’travaille avec des mineurs », a-t-elle pris la peine de lui mentionner après que celui-ci ait pris une capture-écran de la photo, selon la décision de l’arbitre Roy.

Si la technicienne n’a jamais eu de contacts sexuels avec son étudiant mineur, il n’en a pas été de même pour un de ses amis de 19 ans.

Dans un stationnement

Le document révèle que, après le bal des finissants, la technicienne en loisir a eu avec ce dernier « une relation sexuelle dans un stationnement du IGA d’Ormstown ».

La manière dont les autorités ont été mises au fait de la situation n’est pas déterminée, mais il est possible que ce soit à cause de la photo de la dame nue qui a commencé à circuler.

Après une enquête de la Sûreté du Québec, aucune accusation n’a été portée, mais la commission scolaire a décidé de la renvoyer en raison du bris du lien de confiance.

La dame ne semblait d’ailleurs pas démontrer de remords, mais estimait que la punition était trop sévère.

« Elle était navrée d’avoir gâché sa vie personnelle et professionnelle pour si peu, mais je n’ai pas perçu de sa part une reconnaissance réelle et sentie du caractère inapproprié de ses gestes », a noté l’arbitre Pierre-Georges Roy, tout en maintenant le congédiement.

Il a ajouté qu’il était « préoccupant » qu’elle « ne semble pas véritablement reconnaître qu’elle est la seule personne responsable des gestes qu’elle a posés ».