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Cybersécurité: un renforcement du cadre réglementaire réclamé

Agence QMI

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De Visu - stock.adobe.com

Afin de mieux lutter contre les cybermenaces, le chef de l’exploitation de la Banque du Canada, Filipe Dinis, est d’avis qu’il faut renforcer le cadre réglementaire actuel de façon à ce qu’il favorise la coopération et la mise en commun de l’information.

M. Dinis a fait part de son point de vue dans le dossier de la cybersécurité, mardi, devant l’Association canadienne de la technologie de l’information à Toronto.

Il a rappelé que «les cyberattaques sont de plus en plus fréquentes, graves et sophistiquées à l’échelle du globe» et qu’elles sont aussi «une préoccupation de premier plan pour les spécialistes de la gestion du risque qui travaillent dans le secteur financier».

Pour le chef de l’exploitation de la banque centrale, aux grands maux, les grands moyens. En particulier, il est d’avis qu’il faut réduire le risque qu’une cyberattaque soit fructueuse. En ce sens, il privilégie un renforcement des lois.

«Il arrive que des cadres réglementaires conçus pour protéger les institutions et les clients nuisent à la collaboration. Par exemple, les institutions ont parfois déclaré que la loi les empêchait de fournir des renseignements au sujet de la cybersécurité», a souligné M. Dinis.

«Les autorités doivent donc réfléchir à la meilleure façon de concevoir des cadres s’appuyant sur des mesures qui incitent les organisations à coopérer et à mettre l’information en commun, et faire en sorte que la loi protège celles qui le font», a-t-il ajouté.

Pour ce dernier, il ne faut pas s’arrêter au secteur financier, mais aussi intégrer d’autres secteurs comme les télécommunications, l’énergie et les services publics, ainsi que le transport. «Il nous faut accroître sans tarder la collaboration dans toute l’économie canadienne, a-t-il précisé. Nous devons inciter les entreprises à participer régulièrement à des exercices complexes qui mettent à l’épreuve leurs cyberdéfenses et leur capacité d’intervention.»

Il milite notamment pour une coopération à l’échelle mondiale contre les cybermenaces. «Aucun mur n’empêche les cyberattaques de se propager d’un pays à l’autre, a-t-il noté. Étant donné les interconnexions entre les institutions financières internationales, la Banque est également tenue de collaborer avec des partenaires d’autres territoires de compétence.