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La Caisse est «mûre» pour être dirigée par une femme, dit le ministre Eric Girard

Charles Lecavalier | Journal de Québec

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Après le départ de Michael Sabia, la Caisse de dépôt et placement du Québec est prête pour avoir une dirigeante, estime le ministre des Finances Eric Girard.

«La Caisse est mure pour être dirigée par une femme. On cherche la meilleure personne pour gérer la caisse, et il sera très possible que ce soit une femme», a indiqué le ministre des Finances mardi à l’entrée du caucus caquiste.

M. Girard souligne qu’il est « trop tôt dans le processus » pour identifier des successeurs potentiels à Michael Sabia. Le nom de Sophie Brochu, qui dirigé Énergir — anciennement Gaz Métro — pendant 12 ans, a rapidement circulé. «Il est possible que la personne choisie ne soit pas connue de nous tous. Il y a des noms circulent, ces personnes sont toutes très compétentes, mais ça pourrait être quelqu’un qui cause la surprise», a-t-il dit.

Legault encense Sabia

Le gouvernement Legault a laissé partir M. Sabia à contrecœur et a tenté de prolonger son contrat. Québec pourrait même avoir recours à ses services dans le cas de mandat particulier dans le futur. «C’était un excellent gestionnaire, un homme brillant. Je le remercie pour le travail qu’il a fait. On a eu de bons rendements à la CDPQ alors qu’il était là», a indiqué le premier ministre.

«Il m’a offert son aide pour des mandats de toute sorte, pour le REM [le Réseau express métropolitain], il va beaucoup regarder ce qui se passe avec les États-Unis et la Chine», a ajouté François Legault.

De son côté, M. Girard a souligné le «travail remarquable» de Michael Sabia. Il a transformé le portefeuille de la caisse après le passage désastreux de Henri-Paul Rousseau. La Caisse, secouée par la crise financière, avait alors perdu 40 milliards $.

Depuis, le bas de laine des Québécois a investi dans l’immobilier, dans les infrastructures et s’est diversifié géographiquement pour se protéger du risque. «M. Sabia a bâti des portefeuilles plus résilients», a-t-il indiqué. «Notre homme, c’était M. Sabia. J’aurais aimé qu’il reste plus longtemps. S’il avait voulu rester plus longtemps, il aurait pu», a-t-il ajouté.

M. Girard estime que la Caisse doit chercher une personne qui est capable de gérer une grande institution et qui a une grande expérience de l’investissement.

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