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Terminé le coton ouaté lors des débats à l’Assemblée nationale

Marc-André Gagnon | Journal de Québec

Periode des questions

Simon Clark/Agence QMI

Malgré la vague de solidarité initiée sur les réseaux sociaux, le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, ne tolèrera plus que Catherine Dorion porte le coton ouaté au Salon bleu, puisqu’il ne s’agit pas d’une «tenue de ville».

Dorénavant, la présidence ne fera qu’appliquer les règles déjà prévues. «Les règles de l'Assemblée nationale concernant le code vestimentaire font état de tenue de ville et de tenue de circonstance», a-t-il souligné.

Invité à se prononcer sur le cas précis du coton ouaté, «le t-shirt avec un slogan ou une tenue de sport ne font pas partie des tenues de circonstance», a expliqué M. Paradis. «Tenue de circonstance, tenue de sport, ce n’est pas compatible», selon le président.

«Maintenant, ce sera appliqué», a-t-il prévenu.

Consensus requis

Pour ce qui est du fait que Mme Dorion ait déjà siégé, par le passé, avec le même coton ouaté qui lui a valu de ne plus se sentir la bienvenue au Salon bleu, jeudi dernier, M. Paradis a laissé comprendre que cela n’avait tout simplement pas été porté à son attention auparavant.

«Je ne peux que me rapporter à ce que moi j'ai vu au moment où j'étais sur le trône», a-t-il indiqué.

C’était toutefois avant que certains députés se plaignent auprès de son cabinet, la semaine dernière. Le leader de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, avait ensuite invité M. Paradis à moderniser les règles, ce qui ne semble pas être parti pour être le cas, à moins d’un «consensus» de tous les partis représentés à l’Assemblée nationale.

«Dans les faits, la présidence ne peut pas unilatéralement changer les règles de l'Assemblée nationale», a expliqué M. Paradis.

«À ce chapitre, les échanges sont toujours en cours», a-t-il laissé planer. Et cela vaut pour tous les «endroits où il y a des débats parlementaires», c’est-à-dire au Salon bleu, comme dans les salles de commission parlementaire.

«Mon coton ouaté, mon choix»

Le mouvement «Mon coton ouaté, mon choix» lancé sur les réseaux sociaux par deux citoyennes en guise d’appui à Mme Dorion n’a visiblement pas percolé à l’Assemblée nationale.

La députée de Taschereau, qui a soigneusement évité les médias, mardi, portait en chambre un simple tricot, comme quelques députées des autres partis. Les autres élus de Québec solidaire étaient vêtus comme à l’habitude.

«Qu’on s’habille comme on veut», a laissé tomber en début de journée la chef parlementaire de Québec solidaire, Manon Massé.

«À Québec solidaire, (le code vestimentaire) ça n’a jamais été une priorité», a répété en point de presse Mme Massé.

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