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Elle périt malgré des pneus d’hiver neufs

Amélie St-Yves | Agence QMI

Une femme de 57 ans décédée à la suite d’une collision avec un autobus scolaire mardi avait passé son permis de conduire pour la première fois il y a quelques années et en était très fière.

Petra Klara Mosmann avait des pneus d’hiver neufs fraîchement installés sur son véhicule, mais elle n’a pu éviter une collision avec un minibus scolaire sur la route 226 à Sainte-Sophie-de-Lévrard, mardi matin.

La chaussée enneigée et glissante, laissée par la première tempête de neige de la saison, pourrait être à l’origine du dérapage selon les autorités.

Pas d’élèves

Il n’y avait pas d’élèves dans l’autobus au moment de la collision. La femme de 57 ans a succombé à ses blessures.

Celle qui habitait Sainte-Marie-de-Blandford, à une vingtaine de minutes de Bécancour, avait passé son permis de conduire il y a quatre ans, une grande réussite à ses yeux.

«Pour elle, c’était une liberté d’avoir son permis. Elle pouvait aller où elle voulait», se souvient sa fille Annie Monfette.

Petra Klara Mosmann a épousé un militaire québécois en Allemagne en avril 1982. Le couple est venu s’établir au Québec en juin 1986. Ils ont élevé trois filles : Sonja, Christine et Annie, aujourd’hui mères à leur tour.

Trente-sept ans de mariage plus tard, Mme Mosmann était grand-mère de cinq fillettes et de deux garçons.

«Elle adorait ses petits-enfants plus que tout au monde», mentionne Annie Monfette, attristée.

La femme a eu l’occasion de montrer toute sa force de caractère dans les dernières années.

Une battante

Elle a d’abord vaincu un cancer du sein à l’âge de 40 ans, puis est retournée à l’école des adultes pour perfectionner son apprentissage du français.

Elle souhaitait réorienter sa vie, après des années passées à travailler dans les cuisines.

Ses trois filles étaient très fières d’elle, car elle avait cheminé beaucoup dans les dernières années.

«C’était une combattante, une fonceuse. Elle était toujours prête à rendre service à tout le monde», souligne sa fille Sonja Monfette.

Les trois sœurs vont certainement se souvenir de toute la volonté de leur mère.

«Quand elle voulait quelque chose, elle l’obtenait», affirme Annie Monfette.