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Le froid bouscule les sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

TVA Nouvelles

L’arrivée hâtive de l’hiver bouscule les sinistrés de Sainte-Marthe-sur-le-Lac qui peinaient déjà à reprendre une vie normale. Avec le froid arrivent de nouveaux problèmes qui accentuent davantage la détresse psychologique.

«Novembre, habituellement, ce n'est pas si froid. On a découvert seulement il n’y a pas longtemps qu'on ne peut pas chauffer notre fournaise parce que toutes les conduites sont contaminées. Quand on se lève le matin, il fait 14 degrés dans la maison. Ce n’est pas chaud», explique Gaétan Chabot.

Lui et sa femme Laura McGuigan habitent leur résidence depuis 29 ans. Depuis la rupture de la digue, en avril dernier, ils ont tout fait pour rester dans leur maison. Le froid des derniers jours les oblige maintenant à plier bagage.

Comme plusieurs autres sinistrés à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, ils attendent des soumissions afin de savoir ce qu'il adviendra de leur domicile.

«Quand le ministère va avoir des soumissions, là il faut étudier ça, savoir s'ils vont payer pour reconstruire ou démolir», explique M. Chabot.

La venue des températures froides, mais surtout l’attente des nouvelles en provenance du gouvernement causent beaucoup de découragement auprès des sinistrés. Des équipes d’intervenants psychosociaux ont d’ailleurs été déployées sur le terrain il y a quelques jours.

«Si le gouvernement faisait ce qu'il devrait faire, c'est de régler les dossiers comme il faut, le problème psychologique, il n'y en aurait pas, ou presque», soutient Laura McGuigan.

L’hiver soudain force également le sinistré Paul Sarrau à changer rapidement ses plans et à s’adapter. Pour lui, l’aide psychologique n’est pas la solution.

«On aurait besoin d'aide, pas des psychologues. On a besoin de sous, on a besoin d'argent vite. Surtout que l'hiver est là, personne était prêt à ça».

Avec la collaboration de Bénédicte Lebel.