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Les récoltes de grains à risque, mais pas tout à fait perdues...

TVA Nouvelles

L’arrivée hâtive de l’hiver aura pris tout le monde par surprise, en plus de causer bien des désagréments. Parmi les gens touchés, on trouve les agriculteurs qui risquent de perdre leurs récoltes de maïs.

Toutefois, les producteurs ont encore une mince chance de récolter leur plantation, selon le président des Producteurs de grains, Christian Overbeek. Tout dépendra du climat des prochains jours.

«Si on a un climat relativement froid et que la neige réussit à disparaitre sans apport de chaleur, le grain de canola, de soya et de maïs va rester sain, explique M. Oberbeek. Notre plus grande inquiétude est que lorsque ça va fondre, il va faire chaud et l’humidité va rentrer dans le grain. C’est là qu’il y a un risque que la qualité soit affectée.»

Selon ses estimations, basées sur des évaluations et des discussions avec les membres, il resterait entre 33 et 50% des récoltes dans les champs. Si le soya et le canola n’y échappent pas, c’est principalement le maïs qui est touché.

Est-ce donc possible de sauver ce qui reste dans les champs? Les agriculteurs devront faire des efforts inimaginables, selon le président. «Ce qui reste, c’est la marge de profits pour plusieurs d’entre eux», résume-t-il.

À savoir si les assurances couvriront les pertes, l’avenue n’en est pas une très alléchante, d’après M. Overbeek. «Étant données les franchises à payer, je ne pense pas que l’avenue des assurances est très intéressante à explorer. L’assurance n’est pas conçue pour des chutes de neige hâtive», raconte-t-il.

Christian Overbeek tentera plutôt de mettre sur pied un programme de compensation avec les deux paliers gouvernementaux (provincial et fédéral).