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L'homme de Québec qui aurait mis en feu sa conjointe restera détenu

Nicolas Saillant | Journal de Québec

TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

L’homme accusé de tentative de meurtre pour avoir immolé par le feu son ex-conjointe au mois d’août dernier a tenté, sans succès, de recouvrer sa liberté.

Trois mois après la qu’une femme de 27 ans ai été transformée en torche humaine en plein milieu d’une rue du quartier Saint-Sauveur, l’ex-conjoint, accusé de tentative de meurtre et de menace de mort était de retour en cour pour faire une demande de remise en liberté. Frej Haj Messaoud est incarcéré depuis le 10 aout dernier, au lendemain du drame lorsqu’il a été arrêté à Drummondville.

Une ordonnance de non-publication a été demandée par l’avocat de Messaoud, Alex Savoie, de sorte qu’il est impossible, pour l’instant, de révéler les éléments de preuve qui ont été présentés au juge afin qu’il prenne sa décision. C’était le fardeau de la couronne de démontrer que la détention de l’homme de 39 ans était nécessaire notamment pour la sécurité du public, dont celle de la victime, et en démontrant que sa libération minerait la confiance du public envers l’administration de la justice.

Après délibération, le juge Alain Morand a rendu un jugement dans lequel il a refusé la remise en liberté de Frej Haj Messaoud. Ce dernier a gardé la tête basse lors de la décision du juge sans avoir de réaction particulière.

Si l’accusé, sans antécédent judiciaire, est reconnu coupable, il s’expose à une lourde peine pouvant aller jusqu’ à la prison à perpétuité. Il restera détenu pendant toutes les procédures.

Des parents sur place

Des proches de la victime étaient présents dans la salle tandis que la victime est toujours hospitalisée. Le Journal rapportait un peu plus d’un mois après le drame que Abdeljalil Haj Amor s’était réveillée de son coma et avait souri à ses parents.

Brulée au troisième degré au dos et aux épaules, la mère de famille avait été plongée dans un coma après avoir été aspergée d’essence et allumée. Plusieurs témoins de l’événement avaient relaté la scène d’horreur qui s’était produite vers 21h le 9 août sur la rue Arago à Québec.

Les gens venus l’aider alors qu’elle était en feu avaient dû la déshabiller pour mettre fin à son calvaire. Des traces de combustion étaient visibles sur la chaussée plusieurs heures après la tentative de meurtre.