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Discriminés à cause de leur chien guide

Véronique Morin

 - Agence QMI

STOCKQMI-MIRA

Sébastien St-Jean /Agence QMI

Difficile à croire qu'en 2019 des personnes handicapées se font toujours refuser l'accès à certains établissements, et même à certains emplois en raison de leur chien guide.

C'est ce qui ressort d'une émission spéciale d'«Avocats à la barre» à QUB radio qui s'est penchée samedi sur le phénomène de discrimination envers les personnes handicapées.

Au cours de l'émission, on peut entendre le témoignage de la mère d'une enfant autiste, Isabelle Turgeon, qui s'est fait refuser l'accès à son école en raison de son chien d'assistance Mira.

Suite au refus de l'école, la mère raconte qu'elle a porté plainte à la Commission des droits de la personne, mais que l'organisme n'aurait pas pris la requête au sérieux en donnant raison à la Commission scolaire et à l'école.

L'avocate de la fondation Mira, Me Mélanie Valiquette, est venue raconter à l'émission qu'elle traitait de façon quotidienne des cas de discrimination similaires envers des personnes handicapées.

La fondation Mira a d'ailleurs récemment lancé une publicité montrant un homme rampant dans une allée d'épicerie dans le but de sensibiliser les gens au fait qu'un chien d'assistance est aussi important qu'un fauteuil roulant.

La présidente du Regroupement des activistes pour l'inclusion Québec [RAPLIQ], Linda Gauthier, est également venue témoigner qu'elle s'est souvent fait refuser l'accès à des commerces à cause de son chien d'assistance. «T'as pas d'affaire avec ton chien, laisses le chien à la porte», s'est-elle fait dire, raconte-t-elle.

«Sureprenant que tout cela existe en 2019», a conclu l'animateur, Me François-David Bernier.