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Midibus: le fabricant belge ne «laissera pas tomber» le RTC

Jean-Luc Lavallée | Journal de Québec

Les midibus de Van Hool, achetés par la Ville de Québec, sillonnent les rues de la capitale depuis 2018.

Jean-François Desgagnés

Les midibus de Van Hool, achetés par la Ville de Québec, sillonnent les rues de la capitale depuis 2018.

Le fabricant des midibus belges, qui ont connu des ratés à Québec depuis leur mise en service, assure qu’il effectue un suivi après-vente optimal pour le RTC et qu’il met «tout en œuvre» pour régler les problèmes qui lui ont été signalés.

Le responsable des relations de presse de l’entreprise Van Hool, Dirk Snauwaert, est bien au fait de la situation dans la capitale québécoise et des récents reportages évoquant leur manque de fiabilité.

Joint par Le Journal en Belgique, M. Snauwaert n’a pas été très loquace, mais a néanmoins tenu à rassurer les citoyens de Québec, inquiets de revivre le cauchemar des défunts écolobus italiens, abonnés aux pannes et aux déboires médiatisés.

«Ce que je peux vous dire, c’est que nous faisons tout ce qui est possible pour tous nos clients, n’importe où dans le monde, pour mettre les véhicules en valeur dans les opérations qu’ils font.

«Van Hool prend en charge sa responsabilité et nous mettons tout en œuvre pour que les choses qui ne sont pas encore à 100 % le soient le plus vite possible», a-t-il exprimé.

M. Snauwaert a cependant refusé de répondre à d’autres questions spécifiques sur la situation vécue à Québec. «Dès que des véhicules sont en opération chez le client, c’est toujours le client qui prend en charge les questions des médias», a-t-il indiqué, nous dirigeant vers le RTC.

Aucune comparaison possible

Le porte-parole de Van Hool n’a pas voulu élaborer, non plus, sur la performance des midibus ailleurs sur la planète, rappelant qu’il existe plusieurs déclinaisons du même véhicule.

«Les circonstances dans toutes les villes avec les différents types de véhicules ne sont pas à comparer ; il y a les phénomènes météorologiques, topographiques, il y a pas mal de spécifications qui sont dans un véhicule et pas dans un autre, donc on ne peut pas comparer des pommes avec des poires.

«Van Hool est une société qui est en opération depuis 1947 et emploie plus de 4500 personnes, a-t-il ajouté. On ne laisse pas du tout tomber des clients s’il y a un problème ou plusieurs problèmes.»

La Ville de Québec tiendra un plénier, aujourd’hui, sur ses «choix de modèles de bus hybrides». Le président du RTC, Rémy Normand, a récemment défendu l’achat des midibus, réfutant le qualificatif de «citron», employé par l’opposition.

Les midibus de Van Hool

La Ville de Québec en a commandé 64 et en a reçu une cinquantaine jusqu’à présent.

Ils ont été achetés au coût de 51 M$ (près de 800 000 $/unité)

24 places assises (capacité totale d’environ 40 passagers)

Longueur de 9,6 mètres (31,6 pieds) et vitesse maximale de 70 km/h

350 problèmes signalés en huit mois, dont 89 qui ont eu un impact direct sur la clientèle

Le terme midibus est employé un peu partout dans le monde. Il correspond à un véhicule plus gros qu’un minibus, mais plus petit qu’un autobus standard.