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Toujours des dossiers de la DPJ en attentes en Estrie malgré tout

TVA Nouvelles

Malgré l’embauche d’une quarantaine d’intervenantes à la DPJ de l’Estrie, la liste d’attente est encore très chargée. La situation s’améliore, mais il y a toujours 440 enfants dont le dossier attend d’être traité. 

Le 4 juillet, le ministre délégué aux Services sociaux, Lionnel Carman, annonçait une somme 47 millions de dollars pour embaucher des professionnels dans les DPJ afin de traiter les centaines de dossiers en attente. En Estrie, l’objectif était d’engager 40 intervenantes.

«Depuis le 4 juillet, nous avons embauché 39 intervenantes. Malgré tout ce qui s’est dit, on voit qu’il y a des gens de cœur, dévoués qui veulent travailler pour le bien-être des jeunes», indique la directrice de la protection de la jeunesse en Estrie, Johanne Fleurant. 

«On veut aller au-delà de l’objectif fixé par le ministre en juin, nous avons actuellement encore 20 postes permanents affichés et la bonne nouvelle c’est qu’on a reçu une trentaine de candidatures», ajoute la directrice adjointe aux ressources humaines du CIUSSS de l’Estrie-CHUS, Gaëlle Simon. 

Au plus fort de la crise qui a secoué le Québec et particulièrement la direction de la protection de la jeunesse, le printemps dernier, 785 enfants étaient sur la liste d’attente de la DPJ de l’Estrie. Aujourd’hui, ils sont 440.

«Non je ne suis pas satisfaite, affirme fermement Mme Fleurant. Je le serai seulement quand la liste d’attente sera vide. Un enfant qui attend que son dossier soit traité, c’en est un de trop. Cependant je suis fière des employés qui travaillent très fort.»

Le décès de la fillette martyre de Granby avait aussi provoqué une hausse fulgurante du nombre de signalements. «Si la tendance se maintient, on va terminer l’année avec une augmentation des signalements de 10 à 12% de plus que l’année dernière», prévoit la directrice de la protection de la jeunesse de l’Estrie. 

Johanne Fleurant est optimiste de voir la liste d’attente continuer à baisser «À 160, ça voudra dire que la situation sera gérable. J’aimerais qu’on y arrive en juin prochain.»