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Un médecin de l’Estrie radié 17 mois

Hugo Duchaine | Journal de Montréal

CHANTAL POIRIER/JOURNAL DE MONTRÉAL

Un médecin de l’Estrie qui avait reconnu avoir eu une relation sexuelle non protégée avec une patiente sur sa table d’examen écope d’une radiation de 17 mois.

Les faits reprochés auxquels le Dr Steven Monette avait plaidé coupable remontent à mars 2014.

La patiente, dont l’identité est protégée, alléguait avoir été violée par son médecin de famille. Mais le Conseil de discipline du Collège des médecins n’a pas retenu sa version des faits, jugeant qu’elle avait posé des gestes «incompatibles avec le fait d’être victime d’un viol ».

D’ailleurs, la décision est rendue plus d’un an après l’audience du médecin. Le Conseil y explique qu’il a choisi d’écarter les nouvelles dispositions d’une loi en vigueur depuis 2017, réclamant une sanction minimale de cinq ans pour une inconduite sexuelle.

Le Conseil juge que ces dispositions n’ont pas à être rétroactives, même si d’autres jugements ont fait le contraire.

Déjà radié

C’était la deuxième fois que le Dr Monette devait répondre de ses actes devant le Conseil de discipline. En 2016, il avait été radié six mois pour avoir refusé d’aller au chevet d’un patient parce qu’il préférait dormir, alors qu’il était médecin de garde à l’urgence.

L’an dernier, la Clinique médicale de Coaticook où il pratiquait avait pris la décision de mettre immédiatement fin à ses liens avec le Dr Monette, de manière permanente.

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