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Difficile de chiffrer le nombre d'infiltrations d'eau dans le métro de Montréal

Guillaume Pelletier | Agence QMI

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CAPTURE D'�CRAN/TVA NOUVELLES/AGENCE QMI

Les bris de conduite qui inondent le métro comme c'est arrivé jeudi sont rares. Bon an mal an, des infiltrations d'eau de toute nature perturbent le service, mais il est difficile de connaître l'ampleur du problème.

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Des données de la Société de transport de Montréal (STM) obtenues grâce à la Loi d'accès à l'information révèlent par exemple que 12 infiltrations d'eau ont eu un impact sur le service du métro entre le 1er janvier et le 28 juillet 2019 et que deux autres se sont produites dans la même période sans avoir d'impact sur la circulation des wagons.

Or, il semble que certaines infiltrations n'aient pas été répertoriées dans les données fournies par la STM. Par exemple, le 17 avril 2019, le «24 Heures» rapportait, vidéo à l'appui, la présence d'un ruissellement d'eau à proximité d'un quai d'embarquement à la station Frontenac. Celui-ci n'apparaît pas dans le document.

Questionnée sur l'information manquante, la STM s'est contentée de demander au «24 Heures» de faire une nouvelle demande d'accès à l'information. Celle-ci a été envoyée le 26 août et demeure toujours sans réponse, bien au-delà du délai prévu par la loi.

Vétusté

Selon les données reçues, les 12 infiltrations d'eau ayant perturbé le service dans les sept premiers mois de 2019 sont nombreuses par rapport aux cinq infiltrations du genre pour l'ensemble de l'année 2018 ou aux huit observées en 2017.

La situation pourrait aller en empirant, en raison du niveau de vétusté des stations qui ont été majoritairement construites entre 1966 et 1980.

Le directeur de projet à la STM Alain Tremblay mentionnait d'ailleurs en avril dernier que 70 % du réseau de métro de Montréal avait atteint sa fin de vie utile.