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Félix-Antoine Duval: le goût du risque

Michèle Lemieux | Agence QMI

Dario Ayala / Agence QMI

À six ans, Félix-Antoine Duval a eu un immense coup de coeur pour Jackie Chan. Impressionné par ses prouesses, il a su qu’il allait «faire comme lui». L’acteur de 27 ans mène une belle carrière, et il lui arrive de faire des cascades. Pour atteindre son but, il a pu compter sur le soutien indéfectible de ses parents.

Félix-Antoine, vous avez eu une année occupée...

Oui, outre les tournages de «L’Échappée», qui en est à sa quatrième saison, j’ai participé, au printemps, au film «Saint-Narcisse», de Bruce LaBruce, un réalisateur torontois qui est devenu une icône dans le cinéma LGBT. On m’a vu aussi dans «La malédiction de Jonathan Plourde», à Vrak.

Depuis votre sortie de l’école, avez-vous toujours eu du travail?

J’ai terminé mes études en 2013, et ça m’a pris un an et demi avant de commencer à vivre de mon métier. Je ne tiens rien pour acquis et je m’efforce de donner constamment le meilleur de moi-même. Je sais que ce métier est instable, que c’est les montagnes russes. Même si je n’ai pas connu de période creuse, je sais que ça peut arriver.

Revenons à vos débuts. Comment vous êtes-vous intéressé au jeu?

À six ans, j’ai vu Jackie Chan faire une cascade hallucinante à la télé dans «Rumble in the Bronx». Je me suis dit que c’était ce que je voulais faire, moi aussi. Au secondaire, j’ai commencé à regarder des classiques du cinéma et à m’intéresser aux performances des acteurs. À 17 ans, j’ai auditionné dans les écoles de théâtre. J’ai été accepté à deux endroits, et j’ai choisi l’école de Sainte-Thérèse. Là-bas, j’ai éclos. Ma formation m’a apporté exactement ce que je voulais. J’ai été choyé, car j’ai eu des professeurs qui m’ont soutenu.

À quel âge avez-vous décroché votre premier rôle?

C’était un rôle dans une publicité présentée dans un congrès de pharmaciens. Je devais avoir 18 ans. C’est grâce à ma mère que j’avais décroché ce premier mandat.

Comment vos parents ont-ils réagi à votre choix de carrière?

De façon assez neutre. Le petit bout de six ans qui venait de découvrir un nouveau héros avait annoncé du même souffle qu’il voulait devenir acteur. Ma mère a sûrement pensé qu’elle allait voir si mon envie allait persister. Au fil des ans, elle a réalisé que j’en parlais encore et que je ne décrochais pas. Durant mon enfance, on m’a expliqué que si je voulais devenir comédien, j’allais devoir m’éloigner de la maison pour poursuivre mes études, ce qui ne me dérangeait pas du tout.

Et votre père, qu’en a-t-il pensé?

Il a toujours été derrière moi. Mes parents ne sont pas du tout dans le domaine: ma mère est pharmacienne, et mon père, physiothérapeute. Ma soeur qui est plus jeune que moi est elle est aussi physiothérapeute. Nous avons tous un petit côté artistique dans la famille, mais disons que je sors du lot à ma manière sur ce plan. Mes parents n’ont jamais douté que j’allais réussir.

Ils ont toujours été derrière vous...

Ils étaient là pour m’aider à réaliser mes rêves. Je les remercie régulièrement, je leur suis très reconnaissant. Un jour, j’ai appris que Jackie Chan venait à Montréal. J’ai proposé à ma mère d’aller à sa rencontre. Après son travail, nous sommes partis de Beauce. Dans l’auto, ma mère me faisait répéter: si jamais on le voyait, qu’allais-je lui dire? Lorsque nous avons finalement rencontré Jackie Chan à son hôtel, nous avons fait une photo avec lui. Je crois sincèrement que j’ai eu la meilleure enfance du monde. Je n’ai manqué de rien. J’ai été aimé par mes parents, mais aussi par mes oncles, mes tantes et mes grands-parents. Je suis venu au monde au sein d’une cellule familiale très unie. C’est une super belle façon de se préparer à traverser la vie. J’ai des cousins et des oncles que j’aime d’amour. Notre grand-père est décédé en 2017 et, même s’il a disparu, nous continuons de tenir des rencontres familiales. C’est encore important pour nous.

À l’image de Jackie Chan que vous admirez, faites-vous des cascades?

Ça fait partie de mes ambitions. Faire ses propres cascades, c’est une belle forme d’authenticité. Pour le film dans lequel j’ai tourné au printemps, je ne savais pas conduire une moto, mais j’ai appris. Je ne suis pas un cascadeur proprement dit, mais j’arrive à en faire une ou deux fois par an. J’attends encore le rôle qui va exiger que je me batte et que je déboule les marches!

Retournez-vous souvent en Beauce pour vous ressourcer?

Oui, c’est là que sont mes racines. J’y retourne régulièrement, surtout pendant l’été. Nous avons un chalet familial situé sur le bord d’un lac; j’aime aller m’y baigner. La Beauce est vraiment un bel endroit où il fait bon vivre et décrocher. J’aime la nature, mais à cause de mon métier, je ne vivrais pas ailleurs qu’à Montréal. Si j’avais à déménager, j’aimerais vivre à New York. J’adore cette ville! Mais avoir un endroit où aller dans le bois, ça me plaît. Lorsque j’arrive chez mes parents, je respire. La maison familiale est adossée à la forêt. Ça sent bon! (rires)

Quelles sont vos passions en dehors du travail?

J’aime écouter des chefs-d’oeuvre cinématographiques, aller au parc avec des amis et m’amuser à lancer un ballon de football. Je fais aussi du vélo.

Félix-Antoine joue dans le téléroman «L’Échappée», diffusé le lundi à 20 h, à TVA.