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L’industrie forestière manque de relève

Louis Cloutier | TVA Nouvelles

Le ministre du Travail se porte au secours de l'industrie forestière qui, comme bien d'autres secteurs d'activités, souffre de la pénurie de main-d'œuvre.

En Haute-Mauricie, Jean Boulet a invité la jeune génération à s'intéresser aux métiers de la forêt.

«J'ai fait une annonce hier pour 136 000 jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni en emploi, ni aux études, ni en formation et je vous dis qu'il y a un travail super intéressant dans le secteur forestier».

La Coopérative forestière du Haut-Saint-Maurice peine à trouver de la relève et doit refuser des contrats.

«On essaie tous les moyens possibles pour être attrayant, pour offrir de bonnes conditions de travail avec conciliation travail-famille», fait valoir Marc-André Despins, le directeur de la coopérative.

À la scierie de La Tuque, des incitatifs additionnels ont récemment dû être mis en place pour faciliter le recrutement. On a ainsi instauré la semaine de travail de quatre jours pour plaire à la jeune génération de travailleurs qui fait de la famille et des loisirs son principal idéal de vie.

L’entreprise doit aussi se tourner vers des travailleurs étrangers provenant notamment du Sénégal, du Mali et du Congo. «Le travail se passe très, très bien. J'ai un bon support» témoigne Abdoulaye Kone originaire de Dakar.

La scierie de La Tuque est d'ailleurs devenue à l'intérieur du groupe Produits forestiers Résolu un laboratoire pour l'intégration des immigrants économiques. Le défi va ainsi bien au-delà du lieu de travail et des considérations professionnelles.

«Quand ils arrivent, il faut leur offrir une facilité de logement, une facilité de transport. Ils n'ont pas de permis de conduire valide et reconnu. Il faut les accompagner même à La Tuque pour leur faire visiter la ville», explique le directeur du moulin Marco Rouillard.