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«On va découvrir la vulnérabilité de Joëlle» - Laurie Babin

Daniel Daignault | Agence QMI

Dario Ayala / Agence QMI

Laurie Babin éprouve énormément de plaisir à incarner le personnage de Joëlle dans «L’Échappée», et ce, même si on l’a à peine vue depuis le début de la nouvelle saison. Enlevée par David, la jeune femme est toujours vivante, mais elle ne semble pas sortie du bois!

Laurie, j’imagine qu’au cours des derniers mois, beaucoup de gens t’ont demandé si Joëlle était morte.

Oui. Même mes proches voyaient que je tournais moins régulièrement dans «L’Échappée», alors ils étaient nombreux à se demander ce qui se passait avec mon personnage. On sait maintenant qu’elle est encore en vie. Par contre, même si je suis en train de lire les textes des prochains épisodes à tourner, je ne sais pas encore ce qui va arriver. C’est très intrigant! Disons qu’au point où on en est, l’intrigue peut prendre toutes sortes de directions. Je suis en tournage jusqu’à la fin janvier. J’ai vraiment de belles scènes à tourner d’ici là, mais je ne connais pas le dénouement de l’histoire.

Chose certaine, ce rôle est un beau défi pour une comédienne...

Oui! C’est la première fois en trois ans que mon personnage sort du centre jeunesse, et je trouve ça le fun. Ça me permet de jouer autre chose, et c’est vraiment intéressant pour l’évolution du personnage. J’ai l’impression de participer à un tournage complètement différent!

On peut dire que Joëlle a beaucoup évolué depuis le début de «L’Échappée»...

Elle a tellement changé! Sincèrement, j’ai l’impression que c’est un des personnages de la série qui a le plus évolué sur le plan psychologique. Au début, Joëlle était une jeune fille à problèmes vraiment troublée, violente et agressive. Elle était impulsive et manipulatrice. Puis, elle a rencontré son père (Jean-Nicolas Verreault), qu’elle n’avait jamais connu, et ça l’a aidée dans son cheminement personnel. Elle est devenue plus douce, plus mature. Elle a fait beaucoup de progrès. Puis, alors que tout commençait à aller pour le mieux, qu’elle avait une belle relation avec son père et qu’elle commençait à tisser des liens avec les autres, elle s’est fait kidnapper. C’est un drôle de rebondissement... C’est quand même intense!

Joëlle va-t-elle vivre de grandes émotions?

C’est vraiment spécial, parce que maintenant qu’elle a été enlevée par David, on va voir une autre facette de sa personnalité. De tous les jeunes qui habitent au centre, elle semble être la seule qui puisse tenir tête à David. Elle a l’air tellement forte! Ça va être intéressant de voir la dynamique entre ces deux personnages qui ont un fort caractère... Joëlle est désormais en position de victime, et David va la casser, en quelque sorte. On va vraiment la voir plus vulnérable. C’est bien, car j’ai trouvé ça difficile de ne pas avoir accès à sa vulnérabilité quand j’ai commencé à jouer ce personnage. Là, Joëlle est complètement là-dedans.

Nous allons donc la voir plus fragile?

Oui. Elle a perdu ses repères; elle est comme dans une autre dimension. Elle est gardée en captivité, et la relation qui est en train de se construire entre David et elle est vraiment tordue, mais très intéressante...

Va-t-elle tomber amoureuse de son ravisseur?

Ça se joue sur plusieurs plans. On ne sait pas si elle va développer une amitié très intense ou de l’amour pour David. On peut aussi se demander si elle agit ainsi pour amadouer son ravisseur et éventuellement tenter de se sauver... Pour l’instant, c’est difficile d’évaluer si elle a gardé sa force de caractère.

Dirais-tu que, depuis que tu incarnes Joëlle, les gens ont fini par s’y attacher?

Au début, le public n’aimait pas vraiment mon personnage. Joëlle venait mettre le trouble dans l’histoire, et je pense que les gens aimaient la détester. Curieusement, le fait que mon personnage ait été enlevé a beaucoup touché les téléspectateurs. Ils ont réalisé qu’ils l’aimaient bien, finalement! Je suis vraiment flattée. C’est quand même drôle que tout ça se soit produit alors que les gens découvraient une nouvelle facette de Joëlle, qu’ils s’y attachaient. Je pense que les gens se sentent mal de l’avoir autant détestée! C’est la même chose pour David, qui est à la fois aimé et détesté du public. C’est donc intéressant que ces deux personnages se retrouvent ensemble.

Ce n’est pas la première fois que tu joues le rôle d’une fille qui se fait enlever, n’est-ce pas?

Non, c’est la quatrième fois que je joue un personnage qui est séquestré! La première fois, c’était dans «Mémoires vives», puis dans le film «La petite fille qui aimait trop les allumettes». Il y a aussi eu mon personnage dans la deuxième saison de «Victor Lessard», puis maintenant, dans «L’Échappée».

En terminant, as-tu d’autres projets?

J’ai récemment terminé le tournage de «La vie compliquée de Léa Olivier», à Ottawa. C’est vraiment un beau projet! J’ai aussi fait un film d’animation japonais. C’est un long métrage tourné avec de vrais acteurs, et la production va ensuite s’inspirer des personnages pour les recréer en animation. C’est tripant! J’ai hâte de voir le résultat, d’autant plus que je joue une Japonaise de 16 ans.

«L’Échappée», lundi 20 h, à TVA.

«La vie compliquée de Léa Olivier», cet hiver, sur Club illico.

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