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Travaux du REM: les usagers de la ligne Deux-Montagnes mécontents des mesures d’atténuation

Agence QMI

STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Des usagers de la ligne de train Deux-Montagnes, qui subissent déjà les contrecoups de la construction du Réseau express métropolitain (REM), trouvent insuffisantes les mesures qui ont été récemment annoncées afin d’atténuer l’impact de la fermeture du tunnel du mont Royal.

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«On nous promet quatre mois gratuits, mais pour y avoir droit, il faut souscrire à un abonnement annuel. Cela exclut notamment tous les étudiants, qui devront payer plus cher pour un service nettement inférieur, tant en quantité qu’en qualité», a critiqué vendredi Magali Barre, du Comité des usagers de la ligne Deux-Montagnes, dans un communiqué de presse.

Exo, qui est responsable des trains de banlieue, a aussi annoncé la semaine dernière que le nombre de navettes d’autobus entre Deux-Montagnes et le centre-ville de Montréal doublera en heure de pointe à compter du 6 janvier prochain, date à laquelle le tunnel du mont Royal sera fermé.

Un nouveau service de navette menant à la gare Sainte-Thérèse sera aussi offert, s’est-on engagé.

Là encore, ces mesures ne contentent pas le Comité des usagers de la ligne Deux-Montagnes.

Le groupe, qui rassemble 3300 personnes sur Facebook, croit que le temps moyen passé dans les transports passera de 2 h 20 à 4 h par jour pour les habitués de cette ligne de train.

«Les gens sont anxieux à l’approche du 6 janvier [2020], plusieurs se sentent abandonnés et ne voient pas comment ils pourront continuer à aller travailler tout en remplissant leurs obligations familiales», a souligné Francis Millaire, membre du comité.

Dans un sondage mené par ce groupe auprès de 300 utilisateurs de ce train, 95 % des répondants affirment que le plan d’atténuation dévoilé la semaine passée est insuffisant.

Le Comité des usagers de la ligne Deux-Montagnes interpelle maintenant directement la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau, qui est aussi responsable de la région de Montréal.

On l’appelle à revoir le plan ou à retarder la fermeture du tunnel, le temps d’en arriver avec des «solutions acceptables».