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«Ford contre Ferrari»: électrisant!

Isabelle Hontebeyrie | Agence QMI

James Mangold, cinéaste de «Logan», s’intéresse à la rivalité entre Ford et Ferrari, Matt Damon et Christian Bale incarnant respectivement un concepteur et un pilote dans «Ford contre Ferrari».

Nous sommes en 1965. Chez Ford, Lee Iacocca (Jon Bernthal) embauche Carroll Shelby (Matt Damon) - seul Américain à avoir remporté les 24 Heures du Mans en France et forcé de ne plus piloter pour cause de problèmes cardiaques - afin de développer un véhicule capable de battre l’écurie Ferrari lors de l’épreuve française d’endurance de 1966. Shelby se tourne alors vers Ken Miles (Christian Bale). Ce dernier, un Britannique peu amène et au tempérament difficile, est le meilleur pilote possible. Ensemble, les deux hommes vont se mettre au travail.

En choisissant cette histoire vraie, James Mangold plonge le cinéphile amateur d’automobiles classiques au cœur de l’action. Les scènes de courses sont filmées de main de maître par le cinéaste qui privilégie les caméras au ras des pneus et les moments à haute teneur en adrénaline comme des conditions météorologiques difficiles ou des ennuis mécaniques (la porte de la voiture de Miles qui refuse de se fermer en pleine course est particulièrement intense).

De plus, le scénario de Jez Butterworth, John-Henry Butterworth et Jason Keller fait la part belle à l’aspect historique en incluant une multitude de détails peu connus du grand public, tels la difficulté physique des 24 Heures du Mans, les risques encourus par les pilotes ou les moyens rudimentaires utilisés à l’époque pour tester et calibrer les voitures de course. On prend également connaissance des directives aberrantes données par les cadres chez Ford, sans oublier l’aspect humain et émotionnel - véhiculés par Mollie (Caitriona Balfe) et Peter (Noah Jupe), femme et fils de Miles - de ce sport à haut risque.

«Ford contre Ferrari» est sans conteste électrisant et ce, même pour le profane. Le long métrage de 152 minutes (qui passent en un clin d’œil) se penche également sur l’intéressante volonté de dépassement de soi dans un sport, hors de tout enjeu moral ou éthique. À voir!

Note: 4 sur 5