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La SPA pourra vendre des animaux aux animaleries

TVA Nouvelles

Dès le 1e janvier 2020, la Société protectrice des animaux (SPA) pourra vendre des animaux abandonnés aux animaleries. C’est au terme d’un appel d’offre que la SPA a été retenue pour un contrat de 5 ans.

L’organisme souhaite que cette nouvelle façon de faire mette un frein à la reproduction malveillante des animaux, couramment appelée «usines à chats ou à chiens».

«Jusqu’à maintenant, quand le refuge avait un animal propice à l’adoption, on avait deux options : le placer à l’adoption ou le faire euthanasier si on ne peut le placer. On était très mal à l’aise avec la deuxième option» affirme Félix Tremblay, président de la SPQ de Québec.

Si les animaleries viennent désormais s’approvisionner à la SPA pour une portion de leurs animaux, elles agiraient ainsi comme une extension du refuge, toujours selon le président de l’organisme.

Même si la nouvelle réglementation entrera en vigueur en janvier, certaines animaleries de la région de Québec ont été assez avant-gardistes. 

L’animalerie Elliot & Lily, située à Saint-Nicolas, fait affaire avec la SPA depuis maintenant 2 ans. La co-propriétaire de l’entreprise, Catherine-Emmanuelle Laliberté, souhaitait supporter un organisme qui faisait déjà preuve d’éthique.

«J’ai rencontré la SPA et on a décidé de bâtir un partenariat pour faire adopter des ‘’minous’’ qui proviennent de là et leur redonner les frais d’adoption une fois que les chats sont adoptés» explique Mme Laliberté.

D’autres animaleries de la région pourraient se joindre au mouvement dans les prochains mois, comme l’a fait l’animalerie Dyno.

«Ça fait déjà 1 an qu’on fait affaire avec le refuge L’ami des bêtes» affirme la gérante de l’animalerie Dyno, Marlène Guérin.

TVA Nouvelles est allé prendre le pouls de quelques citoyens qui se disent ravis de cette décision.

«J’étais extrêmement contente quand j’ai appris ça. Je me suis dit, ‘’enfin, un organisme sans but lucratif qui prend le contrat de gestion animalière» a confié une dame à la caméra de TVA Nouvelles.

À la Ville de Québec, il n’est cependant pas encore obligatoire pour les animaleries de vendre des animaux provenant uniquement des refuges.

-Avec les informations de Kevin Dupont