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Voitures retournées et gaz lacrymogène: les «Gilets jaunes» soulignent un an de mobilisation

Agence France-Presse

Voitures retournées, jets de pavés et feux de poubelles: la place d'Italie, dans le sud de Paris, était samedi le théâtre de flambées de violence sporadiques, rapidement noyées sous un déluge de lacrymogènes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des appels ont été lancés à manifester dans toute la France pour marquer le premier anniversaire de la naissance du mouvement de contestation sociale des «gilets jaunes» et plusieurs rassemblements se sont organisés dans la capitale dès samedi matin.

Mais à plusieurs reprises, depuis le milieu de matinée, les forces de l'ordre sont intervenues place d'Italie pour disperser de petits groupes de manifestants, parfois encagoulés. Ces groupes très mobiles sont plus ou moins mêlés aux dizaines de «gilets jaunes» rassemblés sur la place, point de départ prévu d'une des marches autorisées ce samedi.

Un centre commercial bordant la place a fermé ses portes dès les premiers signes de violence. Ses portes d'entrée et les vitrines d'une résidence hôtelière voisine ont été attaquées à coup de pavés par plusieurs dizaines de personnes encagoulées et vêtues de noir, a constaté l'AFP.

Deux voitures ont été retournées sur la chaussée, des pavés lancés en direction des forces de l'ordre, qui ont immédiatement riposté par des tirs très nourris de gaz lacrymogène.

Régulièrement, ces petits groupes reviennent à la charge et sont provisoirement repoussés ou dispersés par les forces de l'ordre, qui utilisent aussi un canon à eau.

Les pompiers sont intervenus à plusieurs reprises pour éteindre des feux de palettes ou de poubelles, et d'un engin de chantier sur le rond-point central. Sur une baraque de chantier a été tagué: «Macron notre premier anniversaire, ton dernier».

Le mouvement des «gilets jaunes» avait été lancé le 17 novembre 2018, à l'origine pour protester contre une taxe sur les carburants.

Plusieurs milliers de personnes sont attendues à Paris, où deux grandes marches sont autorisées mais où les autorités redoutaient l'intervention de «200 à 300 ultra-jaunes et 100 à 200 militants d'ultragauche».