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«Ça a pris 20 ans au Parti vert pour avoir 1,6% du vote et nous, on l’a fait en 1 an»

TVA Nouvelles

Après avoir essuyé une cuisante défaite au sein de son parti et de son propre comté le 21 octobre dernier, Maxime Bernier a sérieusement songé à quitter la vie politique.

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«Mad Max» a failli tout abandonner

«Après 13 ans comme député de Beauce, les Beaucerons ont décidé d’un changement en élisant un candidat conservateur. [...] «Ça a été un dur coup et j’ai pris quelques jours de vacances» s’explique le chef de parti à Julie Marcoux sur les ondes de LCN.

Pourtant, au terme d’une discussion avec son épouse, Maxime Bernier a décidé de se «battre».

«J’aime ce que je fais et je vais continuer de me battre pour ces idées-là. Ce n’est qu’un début» affirme Bernier, en mentionnant que le Parti a encore 2 ou 3 ans devant lui pour se redresser avant les prochaines élections fédérales.

Le «côté positif»

Maxime Bernier reste malgré tout, fier, un an après la création du Parti populaire du Canada.

«Le côté positif dans tout ça, c’est que ça a pris 20 ans au Parti vert pour avoir 1,6% du vote et nous, on l’a fait en 1 an» mentionne Bernier.

«C’est un début, c’est une base et maintenant il faut continuer à progresser» ajoute-t-il.

Une défaite à cause de Greta?

Maxime Bernier a avoué regretter amèrement sa déclaration polémique au sujet de la jeune Greta Thunberg, militante environnementaliste vivant avec le syndrome d’Asperger, qu’il a qualifiée de «mentalement instable».

«Ce n’était pas approprié et je me suis excusé deux jours plus tard sur Twitter» explique Bernier.

Aujourd’hui, il qualifie ce commentaire comme sa «pire erreur» de la campagne.

Bernier croit cependant que le côté positif de cette bourde est que les Canadiens ont su, à ce moment, que «Maxime Bernier ne croyait pas à l’urgence climatique mais aux changements climatiques.»

«Pas à l’urgence et à l’hystérie climatique» précise-t-il.

La faute aux Conservateurs?

À la question «avez-vous des regrets en regard de votre campagne», Maxime Bernier s’est aussitôt rué vers le scandale du Parti conservateur à l’égard du Parti populaire.

«Deux jours avant la fin de la campagne, le Parti conservateur ont dépensé de l’argent et tout fait pour étiqueter notre parti comme ‘’raciste’’  parce qu’on prônait un seuil d’immigration plus bas» explique Bernier.

Questionné à savoir si les Conservateurs étaient la réelle raison de la défaite de son parti, Bernier a rectifié le tir en affirmant que cette épreuve s’était avérée difficile et n’avait certainement pas embelli l’image du parti, déjà affectée par toutes ses «positions très tranchantes». 

Visionnez l'entrevue intégrale accordée à Julie Marcoux à LCN en haut de page.