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La grève générale illimitée est déclenchée au CN

Agence QMI

Plus de 3000 chefs et agents de train ainsi que les agents de triage du Canadien National (CN) sont en grève depuis mardi.

La Conférence ferroviaire de Teamsters Canada avait donné un préavis de grève de 72 heures, vendredi soir, à la direction du CN. Des syndiqués ont fait le piquet de grève devant le siège social du CN à Montréal sur la rue de la Gauchetière Ouest, mardi matin.

Par courriel, le CN s’est dit «déçu» de ce débrayage. Malgré tout, des pourparlers avaient lieu entre les deux parties mardi afin de renouveler la convention collective qui est échue depuis le 23 juillet.

La compagnie ferroviaire n’a pas commenté l’impact du conflit sur ses opérations, mais selon le directeur des affaires publiques des Teamsters, Christophe Monette, le CN était loin de fonctionner à plein rendement. «Les activités sont fortement perturbées», a-t-il précisé en entrevue téléphonique.

Les 3000 employés syndiqués avaient voté à 99,2 %, en octobre, pour déclencher ce conflit de travail, faisant ainsi croître la pression à la table de négociations.

Selon les Teamsters, les négociations achoppent en raison d’enjeux touchant la santé et la sécurité au travail, la durée des quarts de travail, la fatigue des employés syndiqués ainsi que les assurances médicaments.

Mises à pied

Le CN a confirmé, vendredi, qu’il procède à des mises à pied au sein de ses effectifs en raison d’un ralentissement de l’économie nord-américaine. L’entreprise basée à Montréal n’a toutefois pas voulu confirmer les informations du «Globe and Mail» voulant que 1600 travailleurs soient mis au chômage.