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La proportion de jeunes enfants vivant dans la pauvreté diminue

Agence QMI

Portrait of unfortunate stray kid lying on the board in the dirty alley, shallow depth of field.

Aleksey - stock.adobe.com

La proportion d’enfants de moins de cinq vivant dans la pauvreté au Québec a chuté selon le portrait annuel de l’Observatoire des tout-petits, divulgué mardi.

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En 2004, 20,9 % d’entre eux vivaient dans une famille à faible revenu contre 13,9 en 2016, soit environ 75 000 enfants.

La proportion de famille où les parents travaillent a aussi grimpé, passant de 60,8 % en 2001 à 69,7 % en 2016, selon le «Portrait 2019» de l’Observatoire. Malgré tout, il y avait encore en 2016 une famille sur dix (10,3 %) avec un tout-petit dans laquelle aucun des parents ne travaillait. Et une famille sur dix (10,4 %) vivait en 2016 dans l’insécurité alimentaire.

«Les conditions dans lesquelles grandissent les tout-petits ont une influence déterminante sur leur développement. Par exemple, les enfants des milieux défavorisés connaissent à l’âge de 3 ans 600 mots de moins que ceux de milieux favorisés. Ces écarts sur le plan du développement sont susceptibles d’influencer leur réussite scolaire au primaire et au secondaire, et même le niveau d’étude à l’âge adulte, a affirmé la directrice de l’Observatoire des tout-petits, Fannie Dagenais, par communiqué.

Mères stressées

Environ 39 % des mères d’enfants de moins de cinq ans avaient un niveau de stress considéré comme élevé contre 23 % pour les pères en 2016.

Chez ces derniers, la proportion est demeurée stable depuis 2012, mais le stress a augmenté de 4,6 points de pourcentage durant cette période chez les mères.

«Ces données sont préoccupantes, dans la mesure où le stress parental peut nuire à la qualité de la relation parent-enfant», a mentionné l’Observatoire. Il propose d’améliorer la conciliation travail-famille pour réduire ce stress, notamment avec des horaires mieux adaptés ou davantage de flexibilité pour les congés parentaux.

Services éducatifs

L’Observatoire note avec encouragement que la proportion d’enfants de moins de cinq ans fréquentant un service de garde a augmenté de 2009 (52,2%) à 2015 (57,9 %).

Le ratio de personnel qualifié dans les services de garde éducatifs s'est aussi amélioré. Dans les centres de la petite enfance, 84,2 % du personnel était qualifié en 2015, contre 72,1 % en 2005, tandis que dans les garderies subventionnées, c’était 73,5 % en 2015 par rapport à 46,8 % dix ans plus tôt.

Le Québec comptait 530 091 enfants âgés de 0 à 5 ans en 2018.