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L'ex-première ministre de l'Alberta Rachel Notley expulsée de l'Assemblée législative

Agence QMI

L'ancienne première ministre de l'Alberta et chef de l'opposition néodémocrate Rachel Notley a été expulsée de l'Assemblée législative de sa province, mardi, après qu'elle eut refusé de s'excuser pour ses propos.

Mme Notley s'est exprimée en chambre sur les révélations quant au fait que le parti progressiste-conservateur du premier ministre Jason Kenney a l'intention de renvoyer le commissaire aux élections Lorne Gibson, alors même que ce dernier enquête sur des allégations de dons illégaux lors de la course à la chefferie du parti progressiste-conservateur, tenue en 2017.

Un projet de loi est présentement à l'étude, entre autres, pour mettre fin au contrat de M. Gibson.

L'ex-première ministre n'a pas hésité à parler de tentative de dissimulation lors de la période de questions, accusant le premier ministre de «réécrire les règles» à son avantage. «Il renvoie le commissaire aux élections, demande à son cabinet de jouer le jeu dans cet abus de pouvoir et fait ensuite montre de lâcheté en refusant de répondre de ses actions», s'est emportée Mme Notley, en réclamant de savoir ce que M. Kenney cherche à dissimuler.

La politicienne s'est ensuite fait demander de s'excuser et de retirer ses propos.

«Nous devons avoir une conversation honnête qui n'implique pas de déclarations trompeuses par aucun [membre du parti progressiste-conservateur]. Je ne vais pas m'excuser tant que nous n'aurons pas établi la nature destructive de cette loi», a répliqué Mme Notley, ce qui lui a valu d'être expulsée de l'Assemblée législative.

Rachel Notley a expliqué, sur ses réseaux sociaux, avoir agi ainsi pour tenter de protéger la démocratie.