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Médecins spécialistes: Legault élu sur la promesse du 1 milliard, dit Bourdon

Vincent Larin | Agence QMI

Gertrude Bourdon Jean Talon

Simon Clark/Agence QMI

Le premier ministre François Legault s’est fait élire sur la promesse d’aller chercher 1 milliard $ dans la rémunération des médecins spécialistes, selon la candidate à l’élection partielle dans Jean-Talon, Gertrude Bourdon.

C’est ce qu’a déclaré l’ancienne présidente-directrice générale du Centre hospitalier universitaire de Québec en marge d’un coquetel de financement du Parti libéral du Québec (PLQ) dans son local de circonscription, mardi.

Courtisée par le chef de la Coalition avenir Québec afin qu’elle se présente sous la bannière du parti lors des dernières élections générales d’octobre 2018, Gertrude Bourdon avait convaincu François Legault de ne pas chiffrer cette promesse dans son cadre financier, selon des sources du «Journal de Montréal».

Cela n’avait toutefois pas empêché François Legault de répéter à maintes reprises son intention de réduire la rémunération des médecins spécialistes de 1 milliard $ par année pendant la campagne.

Mardi, en réaction à l’annonce d’une perspective de règlement entre la Fédération des médecins spécialistes et le gouvernement, le premier ministre a toutefois affirmé qu’il n’avait jamais promis une telle chose.

«J’honore à 100% ma promesse, c’est-à-dire que les médecins spécialistes vont avoir une rémunération de 9% sous la moyenne de leurs homologues canadiens», a-t-il lancé avant la période de questions.

«Ça ressemble à M. Legault», s’est contenté de dire Gertrude Bourdon à propos du changement de discours du chef caquiste, en ajoutant que ce «sera à la population de juger».

Concernant le projet de 3e lien du gouvernement caquiste contre lequel Québec solidaire a lancé une offensive publicitaire lundi, Gertrude Bourdon rappelle qu’elle n’est pas contre, à condition de connaître tous les paramètres.

«Pour nous, l’important, c’est que le gouvernement actuel agisse avec transparence», a-t-elle affirmé, tout en reconnaissant qu’il existait un «problème de circulation» dans la circonscription et qu’il est impératif de s’y attaquer.

Gertrude Bourdon soutient, par ailleurs, que la lutte pour ravir la circonscription de Jean-Talon, reconnu pendant longtemps comme un bastion libéral, se fait à quatre partis.

«C’est un comté connu historiquement comme étant libéral, mais on ne prend pas ça pour acquis, on va voir toute la population, les jeunes, les personnes âgées, les travailleurs, les commerçants et il n’y a pas de limites dans ce qu’on fait», a-t-elle expliqué.

L’élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon aura lieu le 2 décembre prochain.

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