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Montréal: Trois défis pour la requalification du secteur Namur-Hippodrome

Elsa Iskander | 24 Heures

Sébastien St-Jean / Agence QMI

La consultation sur l’avenir de l’ancien site de l’hippodrome Blue Bonnets de Montréal débutera mercredi, avec une séance d’information à 19 h. La mobilité, le logement et la gestion des eaux promettent d'être trois enjeux importants, tel qu’en témoigne la documentation officielle.

L’administration Plante souhaite faire du quartier Namur-Hippodrome un quartier vert, à prédominance résidentielle. Des auditions publiques auront lieu en février prochain, tandis qu'un échéancier de développement et un règlement de zonage devront être adoptés d'ici 2023.

Mobilité

Le secteur Namur-De La Savane, situé à la croisée des autoroutes Décarie et Métropolitaine, a été développé autour de l’automobile et présente une importante congestion routière. Les stations de métro Namur et De La Savane sont peu utilisées et il est difficile de se déplacer à vélo ou à pied.

Au printemps dernier, un groupe de travail insistait sur l’importance de désenclaver le secteur et d’améliorer considérablement l’offre de transport collectif avant d’entreprendre de nouveaux développements.

Gestion de l’eau

La gestion de l’eau doit être adressée avant de redévelopper Blue Bonnets. Le site ne dispose pas de certaines infrastructures souterraines, comme un aqueduc ou un égout, tandis que le réseau sanitaire est déjà saturé.

Une réduction de la consommation d’eau est de mise; elle devra au moins être divisée en deux.

Dans un rapport de 2015, la Ville étudiait la possibilité d’envoyer une partie des eaux de ruissellement vers le bassin de la rivière Saint-Pierre, au sud de l’Hippodrome.

Logement

La Ville estime qu’environ 5000 logements pourraient être construits sur le site de l’ancien hippodrome, qui couvre une superficie de 46 hectares, soit l’équivalent de 66 terrains de soccer. À ceux-ci s’ajouteraient un millier de logements aux abords de la station de métro Namur.

Le projet de règlement sur le logement, dit 20-20-20, porteraient la part de logements sociaux dans le projet à 1200, alors que des organismes communautaires en réclament au moins le double depuis des années.

L’ancien hippodrome est l’une des rares zones de fraîcheur du secteur, autrement considéré comme un îlot de chaleur nécessitant un verdissement. «La mise en valeur du secteur, du site de l’ancien hippodrome en particulier, pose le défi de ne pas accroître les îlots de chaleur, voire même de les diminuer», souligne un document officiel.