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«On ne prend pas le temps d’écouter nos enfants»

TVA Nouvelles

Un programme d’aide qui agit en prévention auprès des enfants présentant des troubles de comportements sérieux est menacé.

Le programme SNAP qui agit en prévention de la délinquance, a déjà fait ses preuves dans le reste du Canada, et ce depuis 35 ans.

Créée à Toronto et financé par le Centre national de prévention du crime à Ottawa, il est offert dans l’ouest de l’île de Montréal depuis 2015.

Le gouvernent du Québec tarde toutefois à prendre la relève du financement de cet outil qui a fait ses preuves.

Le programme SNAP s’adresse aux enfants entre 6 et 11 ans et leurs parents, et prend la forme un atelier de groupe d’une durée de 13 semaines.

Les jeunes comme leurs parents apprennent à utiliser divers outils pour désamorcer une situation de crise avant qu’elle n’éclate.

«Avec la société aujourd’hui, c’est vite vite vite! On ne prend pas le temps d’écouter nos enfants, de bien communiquer. Parfois les enfants ont besoin d’un temps d’attente. Toujours leur demander de faire quelque chose tout de suite, ça ne fonctionne pas avec nos enfants», explique Deborah St-Martin du Centre famille et ressource ADD.

«SNAP ça veut dire: ''Stop N’agit pas Analyse et Planifie''. Tu prends le temps, tu arrêtes, tu ne fais pas le geste, comme frapper par exemple», explique un jeune garçon qui fait partie du programme.

 

Des suivis auprès des enfants sont aussi effectués, notamment lors du passage du primaire au secondaire.