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Une poupée sexuelle, du matériel de pornographie juvénile?

TVA Nouvelles

La poupée en silicone qu’un ex-avocat de Québec a importée de Chine relance le débat sur ce qui constitue du matériel de pornographie juvénile aux yeux des tribunaux.

Antoine Gagnon fait face à des accusations d’importation et de possession de matériel pornographique juvénile dans cette affaire qui remonte à 2017. Au lendemain du premier jour de son procès, la définition de ce qui constitue ou non ce type de matériel n’est pas totalement explicite.

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«Avant tout, il faudra déterminer si cette poupée constitue bien du matériel pornographique. Mais le code criminel n’est pas très bavard...», explique la juge à la retraite Nicole Gibeault en entrevue au Québec Matin.

Ce manque de clarté pourrait mener la cause jusqu’à des tribunaux de plus haute instance, selon elle.

La poupée en question mesure un mètre de haut, soit la taille d’une enfant d’environ 5 ans. Les accessoires incluent entre autres des bas mi-cuisse, une perruque rose et une jupette bleue et blanche. Ses petits orteils sont recouverts de vernis à ongle rouge. Est-ce suffisant pour conclure à la culpabilité de celui qui l’a commandée?

En plus de convaincre le tribunal que la poupée en silicone constitue effectivement un exemple de pornographie juvénile, les avocats devront prouver qu’Antoine Gagnon a agi en connaissance de cause en achetant un tel objet sur le web.

«Les circonstances sont intéressantes», juge Me Gibeault, qui admet que ce cas est singulier.

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