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Meurtre d’Isabelle Lavoie: il demande un nouveau procès

Michael Nguyen | Journal de Montréal

L’homme de Saint-Hyacinthe qui a assassiné son ex-conjointe de 30 coups de couteau n’accepte pas d’avoir été déclaré coupable de meurtre au premier degré, et demande la tenue d’un nouveau procès.

«Des erreurs de droit ont été commises par le juge de première instance», affirme Maxime Labrecque dans l'avis d’appel qu'il a déposé ce matin devant le plus haut tribunal de la province.

Il y a presque un mois jour pour jour, un jury avait déclaré l'homme de 37 ans coupable d’avoir tué son ex-conjointe Isabelle Lavoie. Le moment avait été émouvant pour les proches de la défunte, qui avaient eu du mal à retenir leurs larmes.

«De ne plus lui voir la face, c’est le meilleur résultat, avait alors commenté le père de la victime, Sylvain Lavoie. Le deuil commence maintenant.»

Le drame était survenu dans la nuit du 12 au 13 septembre, dans l’appartement de Mme Lavoie, une mère de famille âgée de 31 ans.

Mme Lavoie craignait l'homme qui avait été son conjoint pendant les 15 dernières années. Elle avait même fait changer les serrures quelques heures plus tôt. Cela n’a pas empêché Labrecque d’aller chez elle et de la poignarder à 30 reprises.

Erreurs du juge?

Lors du procès, l’avocat de la défense Martin Latour avait insisté sur l’impulsivité du geste, commis par son client dans un accès de colère. Ce dernier ne se souvenait pas du meurtre, avait plaidé le criminaliste réputé.

Cela n’avait toutefois pas convaincu le jury, qui avait déclaré Labrecque coupable de meurtre au premier degré.

Or, si la défense ne conteste pas le travail du jury, elle critique néanmoins le juge du procès, qui, selon elle, aurait commis des erreurs.

Au nombre de ces erreurs, plaide la défense, figurent l'admission en preuve de déclarations faites par la victime dans les jours qui ont précédé le meurtre, ainsi que des directives données aux jurés qui ont permis à ces derniers de reconnaître l'accusé coupable de meurtre au premier degré.

L’appel ne sera probablement pas entendu avant plusieurs mois. D’ici là, Labrecque aura écopé de la prison à vie.

Normalement, dans les cas de meurtre au premier degré, la période d’incarcération minimale avant d’être admissible à une libération conditionnelle est de 25 ans. La défense demandera toutefois à la cour de réduire ce temps d’attente à 15 ans.

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