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Retour de la Grande guignolée des médias

TVA Nouvelles

Encore aujourd'hui, il y a des milliers de Québécois qui ne mangent pas à leur faim. Les besoins sont énormes, et c'est pourquoi la Grande guignolée des médias se tiendra encore une fois cette année jusqu'au 24 décembre, et surtout avec cette grande journée de collecte, le jeudi 5 décembre.

À Montréal, 250 000 résidents sont en situation d’insécurité alimentaire pour le compte de 1,8 million de personnes. De ce nombre, on y compte 16 000 enfants de moins de 12 ans.

Au Québec, il serait 900 000 personnes dans la même situation, alors qu’un enfant sur six ne mange pas à sa faim.

Alice Afanvi est mère monoparentale de quatre enfants et travaille comme cuisinière dans une garderie. Il y a quelques années, elle a dû fréquenter les banques alimentaires.

«Des fois, je travaillais trois heures par jour et tout ça. C'est là qui m'a amenée, pendant un an, un an et demi, dans les banques alimentaires, dit-elle. J'ai pleuré, mais c'est parce que je cache toujours ce côté de ma faiblesse à mes enfants.»

Malgré tout, Moisson Montréal constate une diminution de 10% de fréquentation dans les banques alimentaires dans la dernière année. N’empêche qu’il y a eu plus de 567 000 demandes alimentaires.

«Si les gens ne peuvent pas manger, ils ne pourront pas se réaliser et ne pourront se réinsérer socialement», affirme Richard Daneau, directeur général de Moisson Montréal.

La Guignolée des médias réunit neuf porte-paroles dont certains ont déjà vécu la pauvreté.

J’ai travaillé pour 17 000$ par année avec quatre enfants, raconte la femme d’affaires Danièle Henkel. Il a fallu les affres du manque, donc avoir un repas par jour.»

L’an dernier, 3 M$ et des tonnes de denrées ont été amassés grâce à une importante campagne publicitaire