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Le gouvernement Legault veut éliminer les listes d’attente des DPJ d’ici 1 an

Charles Lecavalier | Le Journal de Montréal

Simon Clark/Agence QMI

Le gouvernement Legault veut éliminer les listes d’attentes des directions de protection de la jeunesse d’ici un an.

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Les enfants maltraités doivent attendre l’aide de la DPJ jusqu’à 226 jours

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux Lionel Carmant a pris cet engagement jeudi au salon bleu de l’Assemblée nationale. 

«On est en train d’ajouter des ressources partout. Les listes d’attente ont baissé de façon significative. Il y avait 3 800 enfants en attente au mois de juin. On est rendus à 2000. Nous, on veut les éliminer d’ici un an», a affirmé Lionel Carmant. 

M. Carmant était interpellé par la chef parlementaire de Québec solidaire Manon Massé, qui s’inquiétait du rapport dévastateur de la vérificatrice générale sur la DPJ. Elle a révélé jeudi que le gouvernement du Québec fait attendre jusqu’à 226 jours les enfants dont le cas a été signalé à la DPJ. 

«Le rapport de la Vérificatrice générale a confirmé nos pires craintes. Non seulement la crise continue, à la DPJ, elle empire. Le nombre de signalements a augmenté de 27 %, de 2014 à 2019, et la situation continue de se détériorer», a tonné Mme Massé.  

Elle estime que la mise sur pied de la commission Laurent sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse est une bonne chose, mais que Québec doit agir dès aujourd’hui.

«[Lionel Carmant] faisait du pot à 21 ans sa grande priorité, il aura fallu le décès d’une fillette à Granby qu’il bouge.

La commission Laurent, c’est bien, c’est même nécessaire. Mais franchement, la première chose à faire, c’est de s’assurer que tout le monde est sorti de la maison sain et sauf», a-t-elle ajouté. 

Le premier ministre François Legault a tout d’abord répondu qu’il a hérité d’un «d’un système sous-financé» et a souligné qu’il a ajouté 63 M$ au budget de la DPJ.

Mme Massé juge que cette somme est insuffisante et fait remarquer qu’elle n’atteint pas 1 % des surplus budgétaires. 

M. Carmant a répliqué qu’il éliminera les listes d’attentes «en travaillant en amont».

«Plusieurs fois, ils nous ont demandé d’augmenter la taille de la DPJ. La DPJ, ça ne peut pas être la salle d’urgence des services sociaux».

En mêlée de presse, M. Carmant a affirmé que «l’austérité» du gouvernement Couillard a fait mal au service de première ligne, comme les CLSC, ce qui a fait «exploser les listes d’attentes». Le ministre veut réinvestir, mais n’a pas pu préciser quel montant il devra mettre. 

Dans son rapport, la VG estimait que «si on prend en compte le fait que le nombre de signalements ne cesse d’augmenter, le délai d’attente risque de perdurer et même de s’aggraver, si rien n’est fait». 

 

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