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«J’ai le droit de faire ça, j’ai été élue» - Marguerite Blais

TVA Nouvelles

Marguerite Blais prend à bras le corps le sort des aînés qui vivent en CHSLD. La ministre responsable des Aînés et des Proches aidants est bien décidée à ce que les Québécois du troisième et quatrième âge vivent dans la dignité jusqu’au bout. Pour ce faire, elle serre la vis aux gestionnaires du réseau de la santé et les envoie sur le terrain pour constater ce qui s’y passe. Elle le fait, parce qu’elle a le droit!, clame-t-elle.

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Marguerite Blais a fait parvenir une lettre aux PDG des CIUSSS, au PDG du Centre régional de santé et de services sociaux de la Baie-James et PDG du Centre universitaire de Santé McGill pour leur rappeler les orientations ministérielles en matière de maintien de l’autonomie des usagers du réseau de la santé et des CHSLD. Elle leur intime notamment de ne plus mettre de couches aux résidents continents.

 «Je crois à la dignité de la personne jusqu’à la fin. On m’écrit, on m’en parle, des personnes ont peur d’aller en CHSLD. Mon rôle, mon devoir, ma mission, c’est que la condition de vie des aînés hébergés en CHSLD, à la maison ou ailleurs soit optimale. Il faut que les personnes qui ne sont pas incontinentes puissent aller à la toilette, qu’on conserve leur autonomie jusqu’à la fin», appuie la ministre de 69 ans en entrevue avec Mario Dumont.

Il est essentiel pour la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants que tous les PDG et gestionnaires du réseau soient mis à contribution, qu’ils prennent des repas que l’on sert aux personnes âgées, qu’ils analysent ce qui se passe dans les centres de soins de longue durée, qu’ils soient sur le terrain et pas seulement dans les bureaux.

«Je vais leur demander un rapport écrit. J’ai le droit de faire ça, j’ai été élue, j’ai été nommée pour améliorer la condition de vie des gens. Si je ne le faisais pas, je manquerais à mon devoir», dit Marguerite Blais.

La ministre fait aussi des visites-surprises dans les CHSLD afin d’y constater de visu ce qui s’y passe. «Les employés sont contents de me voir et la direction arrive en courant parce qu’ils ne s’attendent pas à ce que je sois là, rit Marguerite Blais. Je suis une fille spontanée, je vais partout!»

Afin que les choses s’améliorent dans les centres d'hébergement de soins de longue durée, il faut réorganiser le travail et offrir de la stabilité croit Marguerite Blais. «Il faut que les gens qui arrivent en CHSLD se sentent heureux et heureuses d’y travailler.»