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Patrice Robitaille: acteur et père comblé!

François Hamel | Agence QMI

Dario Ayala / Agence QMI

Maintenant que les 10 épisodes de «Victor Lessard: Ghetto X» viennent d’atterrir sur Club illico, Patrice Robitaille, le comédien qui joue le rôle-titre, bénéficie d’une pause de tournages, qu’il savoure avec sa petite famille.

Patrice, comment as-tu abordé cette troisième saison de «Victor Lessard»?

On nous a demandé, à Julie (Le Breton) et à moi, si nous ne risquions pas d’être trop «confortables», étant donné qu’il s’agissait de la troisième saison. Mais pas du tout, parce qu’il y avait beaucoup de nouveautés. Un nouveau réalisateur (Patrice Sauvé, parti réaliser la série «La faille, a cédé sa place à François Gingras, NDLR), ce n’est pas banal, et ça entraîne souvent le changement d’une partie de l’équipe. Il s’agit d’un nouveau regard, d’un désir d’apporter sa touche à l’émission. Dès le premier jour, il y a eu une certaine fébrilité sur le plateau autour de la rencontre qui s’y est produite.

De toute façon, on vous imagine mal, Julie et toi, vous endormir sur vos lauriers...

C’est vrai. Mais si nous avions retrouvé la même équipe, nous aurions été plus détendus. Cette fois, au départ, nous étions plus nerveux, parce que nous avions une nouvelle personne à séduire. Il y avait aussi cet aspect de nouveauté qu’a apporté l’auteur, Martin Michaud...

À quoi fais-tu référence?

Avec cette troisième saison, je considère qu’il est allé complètement ailleurs. Il a trouvé une nouvelle façon de raconter l’histoire. Victor Lessard nage lui-même dans la nouveauté, puisqu’il n’est plus policier, mais gardien de sécurité. Il a un nouveau look, il porte un habit, etc.

Cette fois-ci, apprenons-nous tout à propos du passé de Victor Lessard?

Pas mal, oui. Et c’est majeur! (sourire) Victor enquête sur son passé et celui de son père, alors que Jacinthe veut élucider le meurtre d’un journaliste. Je ne veux pas trop en dire, mais on va se rendre compte que ces deux histoires sont liées. L’une va nourrir l’autre, et vice versa. Puis, dans les trois derniers épisodes, les liens se créent. Je trouve ça intéressant: en regardant Victor Lessard, le spectateur peut se sentir intelligent!

Récemment, tu as aussi tourné «C’est pour ça que je t’aime», cosignée par François Létourneau et Jean-François Rivard...

Oui, les derniers mois ont été occupés. Deux ou trois semaines ont séparé les deux tournages. Dans cette nouvelle série, qui se déroule dans les années 1970, on suit deux couples de Sainte-Foy qui deviennent des criminels. Karine Gonthier-Hyndman et moi campons un des deux couples, tandis que François Létourneau et Marilyn Castonguay incarnent l’autre. Il s’agit d’une comédie noire, mais je dirais que c’est aussi une série qui traite de l’émancipation de la femme.

Qu’en est-il de ta vie personnelle et de tes autres projets?

Présentement, je suis en pause de tournage. Je travaille essentiellement de la maison. Mais j’enregistre entre autres la lecture de «Victor Lessard: Ghetto X» pour les aveugles. Puis, je commencerai bientôt à tourner «Toute la vie», dans laquelle je jouerai un nouveau personnage. J’aurai donc l’équivalent de trois jours de tournage d’ici le temps des Fêtes. Si tout va comme prévu, j’entreprendrai le tournage d’un long métrage au printemps. Mais j’en parlerai davantage quand je le pourrai.

On peut donc présumer que, ces jours-ci, ton horaire allégé te permet de t’occuper de tes enfants...

Oui, je passe du temps avec mes trois filles. Contrairement à maintenant, je n’ai pas été beaucoup à la maison pendant le printemps et l’été. J’étais moins présent. Mais, à l’heure actuelle, je vais reconduire mes filles le matin et je vais les chercher le soir.

Quel âge ont-elles?

L’une aura bientôt 4 ans, et les deux autres sont âgées de 5 et 13 ans. Je trouve ça le fun de pouvoir être là le matin et de pouvoir aller les chercher le soir. Je prépare aussi le souper. J’aime ma job, mais j’aime aussi être à la maison, avec les miens.

Dirais-tu que tu as réussi à trouver un bel équilibre?

Complètement, et j’en ai besoin!

Es-tu un papa sévère ou, au contraire, es-tu plutôt permissif?

Je suis assez sévère. Mes trois filles te le diraient! (sourire)

L’es-tu davantage que ta conjointe?

Ma blonde l’est également. Des fois, je suis le «bad cop» et elle, le «good cop», d’autres fois, c’est le contraire. Nous inversons les rôles!

De quelle façon es-tu sévère?

Je le suis par rapport à tout! La structure, l’organisation, les tâches... Malgré tout, je trouve parfois que je ne le suis pas assez. Parfois, je laisse passer des choses et je me dis que je devrais être plus rigoureux.

As-tu toi-même été élevé dans un cadre assez rigoureux?

Oui, et j’aime ce cadre. J’ai l’impression qu’un tel cadre, une bonne organisation, peut aider les enfants à développer leur confiance. Peut-être qu’au contraire, c’est générateur de stress, je n’en sais rien... Mes trois filles ont chacune leur unicité. Mais, chose certaine, je préfère l’organisation!

«Victor Lessard: Ghetto X» est offerte sur Club illico.