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L’autobus célèbre ses 100 ans à Montréal avec un nouveau modèle électrique

Étienne Paré | Agence QMI

Il y a 100 ans cette semaine, le premier autobus roulait dans les rues de Montréal, un anniversaire qui coïncide avec l'arrivée du bus électrique à longue durée. Décidément, ce moyen de transport en a fait du chemin depuis un siècle!

C'est en tout cas ce qu'ont pu constater samedi les visiteurs de la journée portes ouvertes organisée par la Société de transport de Montréal (STM) à ses installations du secteur Ahuntsic, l'un des neuf garages servant aux autobus. Pour l'occasion, de vieux modèles de la STM étaient exposés, juste à côté du nouveau bus à recharge lente.

«On avait déjà trois autobus 100 % électriques, mais ce sont des autobus à recharge rapide. C’est-à-dire qu’après 15-20 kilomètres, ils doivent se faire recharger pendant deux-trois minutes. Les nouveaux doivent aller se faire recharger au garage un bon trois heures, mais ils vont être capables de faire jusqu’à 250 kilomètres», a détaillé Renée Amilcar, directrice générale pour les autobus à la STM.

Selon elle, ces deux types de véhicules se compléteront sur le réseau en 2025, l’année que la STM vise pour passer en mode 100 % électrique. L'autobus à recharge rapide sera utile pour les heures de pointe alors que le bus à recharge lente servira pour les lignes sur lesquelles il y a du service de 8 h à 16 h, d’après Mme Amilcar.

Ce jour n’est cependant pas encore arrivé.

Bientôt en fonction

S’il est bien possible depuis la semaine dernière de croiser le nouvel autobus dans les rues de la métropole, on parle encore ici que de simples essais. Mais déjà, la STM croit que l’expérience sera concluante. Une flotte de 30 bus a été commandée à l’entreprise New Flyer, basée à Winnipeg, au Manitoba.

«On espère que des passagers pourront y embarquer dès juin 2020», a indiqué Renée Amilcar.

Les gens qui auront la chance d’y prendre place s’apercevront alors rapidement que la sensation à bord n’est pas du tout la même que celle dans un bus conventionnel.

«Il ne fait vraiment pas de son. On a même dû ajouter une petite musique quand il roule pour prévenir les personnes malvoyantes qui marchent à côté», a ajouté Mme Amilcar.

Mieux avant?

Quoi qu’il en soit, il y en aura toujours pour préférer les autobus à moteur.

François Tétreault, chauffeur d’autobus pour la STM , est bénévole pour la Fondation de l’héritage du transport en commun du Québec (FHTCQ), un organisme qui récupère d'anciens autobus, leur plus vieux datant des années 1960.

Lors de bals de finissants ou de tournages de cinéma, M. Tétreault adore conduire ces vieux engins audibles des centaines de mètres à la ronde.

«J’aime mieux ça. Ça me rappelle de bons souvenirs d’enfance. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil avec la technologie», a-t-il évoqué.

Vraisemblablement, il n’est pas le seul à être habité d’une certaine nostalgie. Lors de la journée portes ouvertes samedi, ils ont été nombreux à venir visiter l’intérieur des vieux modèles en démonstration, dans lesquels la forte odeur de cuir émanant des bancs était rapidement reconnaissable.

«Les sièges étaient beaucoup plus confortables avant à cause de la mousse. Malheureusement, on a dû enlever ça pour des bancs de plastiques à cause du vandalisme», s’est désolé François Tétreault.