/finance/homepage

Québec ne compte pas privatiser la SQDC

Pierre Couture | Journal de Québec

Alors que le Nouveau-Brunswick a décidé de confier au secteur privé la vente au détail de cannabis, le Québec repousse l’idée de privatiser la Société québécoise du cannabis (SQDC).

«Nous n’avons pas l’intention de modifier le modèle de la SQDC. C’est celui que nous avons toujours privilégié», a indiqué vendredi au Journal une porte-parole du ministre des Finances Éric Girard, Fanny Beaudry-Campeau.

Le gouvernement Legault continue de croire que le modèle de magasins de l’État est le bon pour assurer la vente et la distribution du cannabis partout au Québec.

Au cours des 9 premiers mois de son existence, la SQDC affiche une perte nette de 3,5 millions $ sur des revenus de 116,1 millions $.

Privatisation au N.-B.

Un an après la légalisation de la consommation du cannabis à des fins récréatives au pays, le Nouveau-Brunswick vient de lancer un appel d’offres pour privatiser Cannabis NB, une filiale de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick.

Le Nouveau-Brunswick cherche un repreneur pour devenir responsable de l’exploitation, de la distribution et de la vente de cannabis à des fins récréatives sur son territoire.

L’Ontario aussi cherche à se sortir du secteur du cannabis alors que la vente au détail est déjà assurée par des détaillants privés.

La Société ontarienne du cannabis cherche des partenaires privés pour maintenant assurer la distribution et la vente en ligne alors qu’elle a déclaré une perte de 42 millions $ au 31 mars dernier.

La SQDC ouvre des magasins

Filiale de la SAQ, la SQDC continue d’ouvrir des boutiques alors qu’elle vise à avoir 43 points de vente d’ici la fin mars 2020. D’ici là, une quinzaine de magasins de la SQDC devraient ouvrir leurs portes au Québec.

Alors que le marché noir contrôle plus de 80 % des ventes de cannabis au Québec, la SQDC ne pourra plus vendre à des clients de moins de 21 ans dès le 1er janvier prochain.

La décision du gouvernement de limiter également la vente de produits dérivés de cannabis (bonbons, jujubes, etc.) au Québec devrait se traduire par une perte de revenus annuels de 300 millions $ pour l’industrie.

Les produits comestibles et topiques de cannabis pourront être mis en vente dès la mi-décembre partout dans le reste du Canada sauf au Québec.

Des eaux gazeuses infusées à base de cannabis, des thés, de la bière non alcoolisée, des muffins et des barres granola, par exemple, seront offerts dans les magasins de la SQDC à partir de janvier prochain.