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Les agriculteurs s'impatientent en raison de la grève du CN

Les producteurs agricoles du Québec sonnent l’alarme une fois de plus à l’aube d’une manifestation qui se transportera devant les bureaux du premier ministre Justin Trudeau.

Après des conditions météorologiques désastreuses, la possible pénurie de propane agace au plus haut point les producteurs de grains.

«C’est déprimant. Et avec une année comme on là, c’est dur sur le moral», se désole Vincent Angers-Deslauriers, copropriétaire de la ferme Régrain à Beloeil.

Si les pertes financières seront importantes pour les producteurs de grains, les éleveurs craignent pour leur part la mort précoce d’animaux.

«Si je n’ai plus d’eau à cause que mes tuyaux sont gelés... Des bris [d'équipements] peuvent occasionnés, raconte M. Angers-Deslauriers. Certains animaux, comme le cochon et la volaille, ne dégagent pas assez de chaleur. Ils vont mourir en masse.»

Son collègue Alain Gervais craint une perte importante pour l’économie du Québec en raison du maïs qui se trouve toujours dans les champs et qui risque de ne pas être récolté.

«Il reste pour 350 M$ de grains dans les champs à aller chercher, dit-il. Si on ne va pas le chercher, c’est des pertes nettes finies. Il ne nous reste pas beaucoup de journées pour être capable d’aller le chercher ce maïs-là.»

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