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Le traversier «F.A.-Gauthier» renoue avec le fleuve

Katia Laflamme | TVA Nouvelles

Près d’un an après le retrait du «F.-A.-Gauthier» de la traverse Matane–Baie-Comeau–Godbout en raison d'une avarie, la Société des traversiers du Québec a effectué ses premiers tests en mer avec le navire, lundi.  

Le traversier a quitté Lévis vers la fin de l'avant-midi et devait être de retour à quai lundi en fin de journée. D'autres tests seront probablement nécessaires mardi et mercredi.  

C’est la première fois que l'équipage essaie les nouveaux propulseurs azimutaux du traversier. Ceux-ci avaient dû être complètement démontés, avant d'être reconstruits de A à Z, en raison d’un bris majeur survenu à peine trois ans après la mise en service de ce navire flambant neuf.  

La Société des traversiers n'a toujours pas dévoilé ce qui causait les vibrations qui ont mené aux bris de deux propulseurs.  

La STQ compte toujours remettre en service le «F.-A.-Gauthier» avant l'arrivée de l'hiver.  

Son retrait et son envoi en cale sèche avait déclenché une véritable saga, la STQ ayant cherché par tous les moyens à remplacer son fleuron. Ceci avait notamment mené à l'achat du «NM Apollo», un rafiot d'un demi-siècle qui a été retiré du service après avoir été endommagé en percutant des quais à deux reprises.  

Un remplaçant inefficace  

Depuis, la STQ a acquis le «NM Saarema 1», mais ce dernier peine à offrir un service efficace depuis l'automne.  

Les conditions de navigations, parfois difficiles, dans l’estuaire du Saint-Laurent ont forcé la STQ à annuler plusieurs départs récemment. C’était notamment le cas samedi dernier, ainsi que lundi matin.  

La décision d’annuler des traversées revient au capitaine du bateau, ainsi qu’à la direction de la traverse, puisque ce navire n’a pas de limitations imposées par Transports Canada.  

Le «NM Saaremaa 1» «est plus sensible, en raison de sa plus petite capacité», a expliqué le porte-parole de la Société des traversiers Alexandre Lavoie.  

Des experts en navigation affirment, pour leur part, que ce type de traversier avec une coque ouverte n’est pas adapté pour ce secteur du fleuve Saint-Laurent.

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