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Coup d'éclat des agriculteurs devant les bureaux de Justin Trudeau

TVA Nouvelles et Agence QMI

Durement touchés par la pénurie de propane engendrée par la grève au CN, les agriculteurs, qui ont manifesté à nouveau à Montréal lundi, ont fait un coup d’éclat devant le bureau du premier ministre Justin Trudeau en jetant au sol des sacs de grains pour symboliser l’ampleur de leurs pertes.

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«Le temps presse plus que jamais pour les producteurs de grains, qui dépendent du propane «pour effectuer le séchage du grain, procédé indispensable à la conservation, le battage et la commercialisation de la récolte de maïs et de soya», a fait valoir les Producteurs de grains du Québec par communiqué de presse, lundi.

Vers 9h, plusieurs producteurs étaient rassemblés à Saint-Hubert sur la Rive-Sud de Montréal et s’apprêtaient à traverser le pont Jacques-Cartier. Vers 9h30 le convoi de manifestants était en marche et se dirigeait vers le bureau de circonscription de Justin Trudeau. Vers 10h05, les tracteurs traversaient le pont Jacques-Cartier.

MAXIME DELAND/AGENCE QMI

À 10h25, le convoi se trouvait sur l'avenue De Lorimier entre les rues Laurier et Masson. Les agriculteurs ont atteint le Centre Claude-Robillard, dans le quartier Ahuntsic, peu avant 11h. Quelques minutes plus tard, ils manifestaient devant les bureaux de Justin Trudeau.

La colère et la détresse commencent à se faire sentir sérieusement sur le terrain.

Les agriculteurs pressent le gouvernement Trudeau d’adopter une loi spéciale afin de forcer le retour au travail des employés du Canadien National pour que le propane puisse de nouveau être acheminé au Québec.

Des producteurs perdraient 200 000$

Selon un producteur de grains rencontré par TVA Nouvelles, les pertes engendrées sont très importantes.

«Ça amène beaucoup de stress. On a encore beaucoup de céréales dans les champs de maïs. On a eu de la misère à le récolter à cause des vents et de la neige. Le maïs est sorti très humide. Après ça, la dernière tuile : le propane : ça nous a scié les deux jambes», explique l’agriculteur Sylvain Magny.

«Je compatis [avec les employés du CN], mais tout le monde a droit à sa paye, mais nous autres aussi! Notre paye, c’est dans les champs.»

Sylvain Magny dont la ferme est de taille moyenne risque de perdre 50 000$. Toutefois les plus gros producteurs pourraient perdre 100 000$ à 200 000$.

La plupart des manifestants rencontrés jugeaient que peu était fait pour assurer la pérennité des récoltes.

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