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Le café Bonjour/Hi ouvre ses portes, sans accroc

Guillaume Cyr | 24 Heures

GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

Le café Bonjour/Hi a discrètement ouvert ses portes à Montréal, quelques semaines après que l'annonce de sa création ait été fortement médiatisée, en raison des tergiversations à Québec sur l'éventuel bannissement de cette formule de salutations.

Le gouvernement ne prévoit finalement pas légiférer sur la question, mais le propriétaire a tout de même choisi cette expression pour nommer son établissement de la rue Saint-Denis.

Depuis l'ouverture la semaine dernière, Dave Plant, qui accueille ses clients avec un simple «Bonjour», assure que tout se déroule assez tranquillement.

«Nous avons reçu quelques mauvaises notes sur Google, lors de nos premières apparitions dans les médias, mais c’est assez calme depuis», a-t-il assuré.

Sa clientèle, à majorité francophone, semble jusqu'à maintenant se présenter au café par le fruit du hasard, en passant devant la vitrine, et non en raison de la controverse.

«Seulement 10 à 15% des clients sont venus à cause du nom», a mentionné M. Plant.

Celui-ci dit d’ailleurs que ses amis lui ont recommandé, à la blague, de se procurer des caméras de sécurité et de se doter d’une bonne assurance en raison du nom du commerce.

«Je leur ai répondu que ce n’était pas nécessaire et que les gens étaient plus matures que ça», a-t-il répliqué.

Bonjour/Hi

Rappelons que le ministre responsable de la Langue française, Simon Jolin-Barette, avait indiqué son intention d’interdire le Bonjour/Hi dans les commerces en octobre dernier, avant de faire marche arrière.

Bien conscient de la controverse, Dave Plant, qui considère Montréal comme une ville bilingue, a sauté sur l’occasion de faire une petite blague «pas sérieuse» en appelant son café Bonjour/Hi.

«Ce n’est pas un vrai problème. La loi 101 en a déjà fait beaucoup pour la protection de la langue française [...]. Je m’assure de parler à tout le monde en français», estime M. Plant.

Le propriétaire suggère d’ailleurs à des groupes de francisation de venir pratiquer la langue de Molière dans son café, endroit idéal selon lui pour discuter en français.