/news/law

La preuve contre un présumé meurtrier communiquée à son avocat

Jean-François Tremblay | TVA Nouvelles

Le jeune présumé meurtrier qui aurait poignardé à mort un père de famille innocent de 46 ans et tenté de tuer deux autres personnes à Alma, au Lac-Saint-Jean, connait maintenant la preuve disponible contre lui. 

Jean-Léon Pinette-Hervieux, 22 ans, est revenu en cour mercredi au palais de justice d'Alma. La procureure du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Mélanie Paré, a remis à la défense la majorité de cette preuve, notamment des photos, le certificat de décès et les analyses des deux scènes de crime. 

Il resterait les certificats d'analyse du laboratoire de la police scientifique à remettre aux avocats de l’accusé. 

«Il manque les résultats d'analyse. Je ne peux pas dire que n'ai plus rien à donner à la défense. La majorité de la preuve a été remise à la défense», a déclaré Me Paré mercredi. 

Cette preuve scientifique peut prendre du temps à produire. Le laboratoire judiciaire couvre toute la province. Devant le juge, la procureure a cité en exemple la cause de Karl-Emmanuel Villeneuve, inculpé d'un meurtre présumé survenu il y a 15 mois dans le secteur Chicoutimi-Nord, à Saguenay, où elle reçoit encore des analyses. 

Pour Alma, l'affaire ne remonte qu'à septembre dernier. «Ça fait deux mois que les événements sont survenus. C'est normal qu'on n'ait pas tout. Le laboratoire de la police est fort occupé», a précisé la procureure du ministère public. 

Le 5 février prochain, Pinette-Hervieux devra informer la cour s'il souhaite ou non la tenue d’une enquête préliminaire. La défense étudie toujours la possibilité de demander une expertise psychologique de son client. 

«On n'écarte aucune possibilité, a indiqué l’avocat qui le représentait au tribunal, William Langlais. On vient de recevoir la communication de la preuve. On va prendre connaissance de la preuve. Par la suite, on va être en mesure de bien se positionner, à savoir si, oui ou non, on tient une enquête préliminaire.» 

Pour le DPCP, il faut que la défense fasse connaître sa position en février. «On veut savoir s'il va y en avoir une parce qu'il faut la fixer pour que les témoins puissent venir témoigner, a expliqué Me Paré. Par la suite, parce que c'est un procès qui risque de se tenir devant la Cour supérieure, il y a des délais à la Cour supérieure. Il faut que ça avance parce qu'on a 30 mois pour tenir un procès.» 

Le 10 septembre dernier, en plein jour, Pinette-Hervieux aurait attaqué un passant à Alma. Quelques instants plus tard, c’est lui qui aurait asséné des coups de couteau mortels à sa victime de 46 ans qui s’affairait à faire des travaux de rénovation chez un ami à l’extérieur d’une résidence du centre-ville. Il s’en serait ensuite pris à une troisième personne. 

Il est accusé de meurtre au premier degré et deux tentatives de meurtre.

Dans la même catégorie