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Locaux vacants: les commerçants réclament une baisse ou un gel de taxes

Elsa Iskander | Agence QMI

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GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

Les commerçants et les entreprises de services montréalais veulent avant tout être moins taxés, selon une récente enquête commandée par la Ville de Montréal, en prévision de la consultation sur les locaux vacants.

«La baisse ou le maintien des taxes est la mesure la plus souvent citée (25 %) pour endiguer le problème des locaux vacants, suivi de la fin des travaux nuisibles ou de la mitigation de leurs impacts (14 %)», d’après les résultats de l’enquête menée cet automne par Segma Recherche auprès de 261 répondants.

Le taux d'impôt foncier commercial à Montréal est beaucoup plus élevé que dans d'autres villes canadiennes, révélait récemment une étude du Groupe Altus. Il est estimé à près de 38 $ par tranche de 1000 $, en moyenne, alors qu'à Toronto il tourne autour de 23 $.

D'autres facteurs sont cités dans l'enquête commandée par la Ville. «L'amélioration de l'environnement commercial (11 %), l'amélioration de l'accès, incluant le stationnement (10 %), des loyers plus abordables ou en hausse limitée (10 %) et l'amélioration du mix commercial (7 %) sont les autres mesures plus souvent préconisées.»

Les taxes commerciales sont aussi un problème majeur aux yeux de 13 propriétaires d’immeubles commerciaux sondés, ainsi que des sociétés de développement commercial.

«Par exemple, sur Saint-Hubert où il y a des travaux, on a eu une hausse de taxes commerciales alors que la zone est en chantier et que l’achalandage y est en baisse», observe la publication.

Près de la moitié des commerces et des entreprises de services sondées estiment que les locaux vacants nuisent de manière importante à leurs affaires. L’impact des travaux sur l’achalandage, des taxes et des loyers trop élevés, ainsi que des propriétaires «trop gourmands, passifs, voire inactifs, face aux vacances» sont pointés du doigt.

Le manque de stationnement et d’accès en transport en commun nuit aussi à la dynamique commerciale, selon plusieurs.

En juillet 2019, le taux de vacance s’établissait à 15 % pour les artères commerciales. Il grimpait à 26 % pour Saint-Denis et Sainte-Catherine Est, d’après les documents de consultation. Un taux d’inoccupation acceptable se situe entre 4 et 7 %.

Une séance d’information aura lieu le 10 décembre prochain et les auditions pour la consultation publique sur les locaux commerciaux vacants débuteront en janvier 2020.

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