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Une conseillère municipale touchée par la cyberintimidation témoigne

Isabelle Dorais et TVA Nouvelles

La sortie de la députée de Sherbrooke, Christine Labrie, au sujet de la cyberintimidation incite d'autres politiciennes à dénoncer les propos haineux et misogynes dont elles sont victimes.

La conseillère municipale à la ville de Sherbrooke Annie Godbout fait parmi de celles qui reçoivent des messages violents d'utilisateurs des médias sociaux lorsqu'elle a fait campagne comme candidate libérale dans Richmond.

«Elle a sûrement couché avec quelqu'un du PLQ pour que sa candidature soit retenue» et «est-ce qu'elle fait des épiceries à 75$? Je ne pense pas parce qu'elle a les joues rondes» sont des exemples de messages blessants lui étant adressés. Le point tournant pour elle : «quelqu'un m'a offert de manger les excréments de son chien. Pourquoi les gens vont jusque là?! J'ai trouvé ça sale», mentionne-t-elle, dégoûtée.

Annie Godbout salue le geste de la députée Christine Labrie, sa force et sa sensibilité. Elle joint sa voix à la sienne afin que les propos violents à l'endroit des politiciennes soient dénoncés et invite la population au respect.

«On essaie d’oublier les choses les plus négatives. C’est correct que les gens soient critiques, mais il faut que ça demeure dans le respect», tient à rappeler Mme Godbout.

Pour Marie-Danielle Larocque, de ConcertAction Femmes Estrie, de telles insultes sont révoltantes, mais pas surprenantes. «Les femmes qui prennent la parole dans l’espace public, de manière générale, reçoivent ce type de message.»

«Il faut prendre l’habitude de les dénoncer et dire que c’est inacceptable si on veut encourager la participation des femmes en politique», a souligné Christine Labrie.

Annie Godbout abonde dans le même sens : il est primordial de dénoncer les propos haineux ou les insultes.

Cette prise de parole publique survient pendant la campagne des 12 jours contre la violence faite aux femmes, qui a lieu jusqu’au 6 décembre.

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