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Une trousse pour lutter contre le vapotage

Catherine Bouchard | Journal de Québec

L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec et des étudiants en médecine de l’Université Laval unissent leurs forces pour lutter contre le vapotage chez les jeunes en lançant une trousse éducative sur le cancer du poumon destinée aux écoles secondaires de la province.

L’épidémie de vapotage chez les jeunes inquiète de plus en plus les intervenants du milieu de la santé et les autorités scolaires, qui multiplient les efforts pour sensibiliser les jeunes aux risques associés à cette pratique.

«En secondaire 5, presque un jeune sur deux a vapoté et un jeune sur cinq a continué. On ne peut pas être insensible, on doit conserver notre santé respiratoire», souligne le Dr Louis-Philippe Boulet, pneumologue à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ).

L’IUCPQ et des étudiants en médecine ont choisi le mois de novembre, mois de la sensibilisation au cancer du poumon, pour lancer leur trousse. Celle-ci contient les plus récentes informations sur les risques associés au tabagisme et au vapotage.

«On veut sensibiliser les gens de notre génération aux risques. Si on peut en encourager quelques-uns, ce sera mission accomplie», fait valoir Geneviève Pelletier, étudiante en médecine.

Sous forme de capsules, la trousse présente les risques reliés au tabagisme et au vapotage avec divers intervenants sur le sujet. Elles sont publiées sur la chaîne YouTube de l’IUCPQ. Les autorités scolaires peuvent aussi la commander à la Chaire de transfert de connaissances, éducation et prévention en santé respiratoire et cardiovasculaire.

Les élèves reconnaîtront le fondeur olympique Alex Harvey dans les capsules. L’athlète, qui est l’ambassadeur de la nouvelle trousse, a la cause de la santé pulmonaire à cœur.

«J’ai été sensibilisé aux problèmes pulmonaires très jeune, alors que j’ai eu un diagnostic d’asthme à l’effort», explique-t-il, ajoutant au passage que le vapotage est un véritable «fléau de société».

Lucie Frenette, enseignante à la Polyvalente de L’Ancienne-Lorette et ancienne patiente à l’IUCPQ, voit d'un bon œil l’arrivée de cette nouvelle trousse pour sensibiliser les jeunes.

«J’ai eu un cancer du poumon en 2010. J’ai fumé pendant 10 ans. Si, lorsque j’étais plus jeune, j’avais été mieux sensibilisée, je n’aurais peut-être pas fumé, lance-t-elle. Le nombre de fumeurs a diminué considérablement, c’est encourageant. Mais la cigarette électronique, c’est très inquiétant. Sa vocation première est [d'aider à] cesser de fumer, mais, chez les jeunes, ce n’est pas la même chose. Plusieurs commencent à fumer à cause du vapotage», se désole-t-elle.

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